Politique numérique - L'Ile-de-France se dote d'un plan "smart région"

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Le conseil régional d'Ile-de-France a adopté les 16 et 17 juin dernier un ensemble de mesures destinées à faire de l'espace francilien la première "smart région" européenne.

Pour sa séance plénière du mois de juin, le conseil régional d'Ile-de-France a mis à l'honneur l'innovation, avec l'objectif de devenir la première "smart région" européenne. Réunis les 16 et 17 juin derniers, les conseillers régionaux franciliens ont adopté un ensemble de mesures destinées à développer le numérique dans les lycées, à renforcer la capacité d'action des entreprises, rénover la politique de logements ou encore faire de la région francilienne un territoire leader en matière d'open data.

Simplifier l'aide aux entreprises, miser sur les start-up

Sur le plan économique, le nouvel exécutif régional veut simplifier le système d'aides aux entreprises, par un meilleur ciblage et la création d'une plateforme web unique de dépôt des dossiers. Ainsi, le dispositif PM'up doit permettre d'accompagner la croissance des PME (200 bénéficiaires en 2018), grâce à une aide pouvant aller jusqu'à 250.000 euros sur trois ans. 2 millions d'euros seront débloqués pour les TPE à travers TP'up, et des prêts seront octroyés à une vingtaine d'entreprises en difficulté par an via Back'up. Les différentes aides existantes en matière d'innovation (Aima, AIR, AIXPé) seront remplacées par un dispositif unique : Innov'up, pouvant atteindre 3 millions d'euros (selon la phase de faisabilité du projet). Par ailleurs, l'accès au prêt pour les entreprises étant une de leur principale difficulté, la région et la BPI se sont entendues pour proposer plus de 1.000 prêts par an (de 10.000 à 50.000 euros), via les banques traditionnelles ou une plateforme web (fonds régional de garantie et prêt croissance TPE).

1.000 tiers lieux d'ici 2021

Autre objectif, passer de 140 à 1.000 tiers lieux à horizon 2021 afin de développer le télétravail et les espaces de coworking. Les trajets pendulaires travail-domicile représentent en Ile-de-France près de 30% de l'ensemble des temps de déplacement et pas moins de 41% des distances parcourues ; provoquant un engorgement bien connu des réseaux de transports, aussi bien ferrés que routiers. En 2013, la Caisse des Dépôts et l'Idate avaient estimé que la région pourrait compter 155.000 télétravailleurs en 2025, soit l'équivalent des 1.000 tiers lieux (285.808 m2) prévus. Au vu de la répartition actuelle (Paris et proche banlieue) des tiers lieux existants, le nouvel exécutif entend travailler en priorité sur les zones rurales, où la demande et l'intérêt des communes sont de plus en plus forts. Plus largement, on notera la volonté de développer des espaces de travail collectif en dehors des tiers-lieux "classiques", comme dans les lycées, les CFA, les universités, les bibliothèques mais également les maisons de l'emploi et de services publics, les EPN ou encore les gares et les postes.
A noter que le 1er juin dernier, le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) a voté un plan de 680 millions d'euros d'investissements, dont 400 millions sont dévolus au numérique (voir notre article ci-contre). Pour rappel, les mesures phares de "smart mobilité" seront le "smart navigo" (dématérialisation du pass pour une validation sans contact) et une intégration multimodale de tous les services de mobilité (transports en commun, covoiturage…).

Un plan numérique pour les lycées (et les CFA)

La région souhaite également "numériser" ses lycées et ses CFA, en les connectant tous au très haut débit d'ici 2020 (40 Mo/s), avant qu'ils ne soient fibrés dans le cadre des plans départementaux. Aujourd'hui, seuls 49% des CFA sont connectés au très débit, contre 60% des lycées. Si l'on regarde plus en détail, il existe une grande hétérogénéité des situations, avec des départements comme Paris (achevé) ou la Seine-et-Marne (fin 2016) et la Seine-Saint-Denis (premier trimestre 2017) très avancés, alors qu'à l'inverse les premiers déploiements sont prévus pour la rentrée 2016 dans le Val-de-Marne ou 2017 pour le Val-d'Oise. En plus des raccordements, le conseil régional veut déployer le wifi dans tous les lycées. En fond, c'est bien l'équipement mobile des élèves qui est attendu, même si une certaine liberté sera laissé aux établissements pour bâtir leur plan prévisionnel d'équipement (PPE). Huit lycées pilotes seront retenus pour expérimenter le dispositif "100% numérique" (infrastructures, équipements et usages) en 2017. Par ailleurs, alors que seize lycées sont ou seront prochainement équipés de panneaux photovoltaïques, la région entend adhérer au Sipperec (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de communication) afin d'assurer la maintenance et un "suivi de données efficace sur ces installations, avec le meilleur rendement possible, la meilleure pérennité technique et surtout les garanties de sécurité nécessaire".

Construire 100 éco-quartiers

En matière de logements, le Conseil régional a décidé de miser en mars dernier sur 100 "quartiers innovants et écologiques". Pour être retenus, ces nouveaux quartiers doivent contribuer "à l'effort régional de logement", être "vivant[s], mixant logements, emplois et services de proximité, sûr[s] et agréable[s]", "exemplaire[s] en matière de transition écologique et énergétique", favoriser les mobilités durables ou encore être "pensé[s] dans [leur] globalité et ancré[s] dans [leur] territoire". Seules les communes, EPCI et établissements publics territoriaux de la région pourront proposer des projets, pour lesquels 235 millions d'euros ont été débloqués au titre du CPER. De plus, la région a également voté son nouveau plan en faveur de la qualité de l'air (voir nos articles ci-contre).

Le numérique au secours de la contraception et de la prévention santé

Considérant le "Pass Contraception" (1) mis en place par la précédente mandature comme un échec, le nouvel exécutif veut le remplacer par un portail numérique dédié à la prévention santé pour la jeunesse, ainsi qu'une application smartphone. Ipass Contraception, le service dédié à la contraception doit fournir une information personnalisée et géolocalisée pour mieux répondre aux besoins (consultation, horaires, coordonnées des différents praticiens, centres..., distributeurs…). Il intégrera également un module de remontée d'informations de la part des usagers.

IDF : une région "volontariste" sur l'open data

Enfin, la région francilienne veut s'engager dans une politique "volontariste" en matière d'open data pour "renforcer la transparence vis-à-vis des citoyens et l'efficience de notre administration". Tout en encourageant une politique d'"open innovation", afin de produire de nouveaux services fondés sur la réutilisation des données et des contenus. En plus d'harmoniser et de normaliser la production, l'échange et la publication des données régionales (y compris produites par d'autres acteurs territoriaux), le nouvel exécutif entend faire de l'open data une règle par défaut, dont le non-respect devra être justifié. Pour cela, il prévoit de dresser un inventaire exhaustif des données régionales afin de les cartographier, d'aller vers une gestion plus centralisée des données métiers ou encore de se tourner vers le big data. Pour mener à bien tous ces chantiers, un chief data officer devrait être nommé. A noter également la volonté de former les élus sur ce sujet. 

Ivan Eve / EVS

(1) Le Pass Contraception, mis en place en 2011, était "un chéquier, doté de coupons, permettant d'accéder à un suivi médical (consultations et analyses) et à la délivrance de tout type de contraceptifs pour une durée maximale de 6 mois".

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