Nouveau plan d'action contre le terrorisme : Édouard Philippe veut "mieux associer" les maires

Publié le 13/07/2018

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a présenté, vendredi 13 juillet, le nouveau "plan d’action contre le terrorisme", dans les locaux de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Ce plan fort de 32 mesures s’inscrit "dans la continuité de ceux adoptés après les attentats de 2015", notamment le plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme, lancé le 9 mai 2016. Il vise aussi à "consolider les acquis, tirer les enseignements" de la période récente, a déclaré le Premier ministre, rappelant que depuis 2017 cinq attaques terroristes avaient été commises et 25 déjouées sur le sol français. En matière de prévention, le plan veillera "à associer les maires". "Dans le cadre de conventions entre le préfet, le procureur et les maires, des informations à caractère confidentiel peuvent être échangées afin que chacun puisse contribuer à abaisser le niveau de menaces et à améliorer la détection des signaux de terrain", a-t-il promis, même si cette mesure ne figure pas explicitement dans le plan.
Le plan vise plus généralement à mieux définir les missions de chacun : la DGSI se voit attribuer un rôle de "chef de file opérationnel", tandis que le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme aura un rôle de "coordination stratégique" et de "renforcement du partage d’informations". Par ailleurs, le renseignement pénitentiaire sera structuré en service à compétence nationale. Le plan prévoit par ailleurs de créer une "unité permanente de suivi des sortants de prison" et un "parquet national antiterroriste.