En bref - Phase 4 des pôles de compétitivité dès 2019 : montée en gamme et fusions au programme

Publié le 26/06/2018

"Les pôles ont beaucoup progressé depuis leur lancement en 2004. Ils sont maintenant des acteurs connus, identifiés. Certains sont prêts à partir à la conquête de l’Europe. Tout ça à quatorze ans, ce qui est jeune de mon point de vue ou vieux du point de vue par exemple d'un start-uper." Lors de l'installation du nouveau comité de surveillance du Grand plan d'investissement (GPI) le 21 juin 2018, Edouard Philippe a précisé les orientations choisies par le gouvernement pour la quatrième phase de la politique des pôles de compétitivité qui doit s'ouvrir en 2019. Un appel à projets sera diffusé, dont le cahier des charges sera préparé avec les régions. "Dans le cadre de cet appel, nous encouragerons certains pôles à fusionner, à se rapprocher ou à bâtir des synergies avec d’autres structures", a indiqué le Premier ministre. La nouvelle carte des régions sera aussi prise en compte. Objectifs : permettre aux pôles de compétitivité de monter en gamme et d'acquérir une taille critique, et garantir à ceux qui auront franchi la barre une vraie visibilité sur leurs financements, en fonction de leur performance.
Le gouvernement compte constituer une enveloppe unique au sein du programme d'investissement d'avenir (PIA) en fusionnant plusieurs sources. Les pôles auront un accès privilégié, mais pas exclusif, à cette enveloppe, qui mobilisera près de 400 millions d'euros pour la période 2019-2020.
En 2016, une réforme des pôles de compétitivité avait été envisagée visant à distinguer deux catégories de pôles, les premiers à vocation nationale et internationale, relevant de la responsabilité de l'Etat, les seconds à vocation plus régionale, sous la responsabilité des régions. Le gouvernement avait finalement refusé d'arbitrer en début d'année 2017. Mais l'idée de concentrer les moyens financiers de l'Etat sur un nombre limité de pôles présentant les enjeux les plus forts est toujours présente dans les esprits, dans un contexte de raréfaction de ressources budgétaires et de montée en puissance des régions en matière économique.

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