Fomation professionnelle - L'Afpa annonce la suppression de 38 sites et de 940 emplois d'ici à fin 2020

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© Romain Gaillard / REA |

L'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) annonce un plan de réorganisation prévoyant la suppression nette de 940 postes et de 38 sites en deux ans. Régions et syndicats de salariés réagissent.

1.540 suppressions de postes en CDI d'ici fin 2020 (sur un effectif de 8.000), 600 départs naturels à la retraite, 450 postes modifiés, mais plus de 600 postes créés "pour mieux répondre aux enjeux actuels". C'est ce que prévoit le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de l'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) pour les années 2019 et 2020, qui a été présenté le 18 octobre 2018 aux administrateurs et au comité central d'entreprise (CCE) de la structure. Ce plan de sauvegarde accompagne un projet de "nouveau modèle organisationnel" qui prévoit quant à lui la fermeture de 38 sites (sur 206), dont 13 centres "principaux" et 25 centres associés*.

Abandonner les formations qui ne répondent plus aux besoins des territoires

L'idée globale du plan est d'abandonner les formations qui ne répondent plus aux besoins des territoires, d'adapter les plateaux techniques et l'organisation pédagogique de la structure à la demande et de s'orienter vers une offre plus mobile et innovante.
Ces annonces font suite à une situation financière critique qui ne date pas d'hier. L'Afpa a cumulé des pertes de 723 millions d'euros entre 2012 et 2016. Elle enregistre un résultat brut d'exploitation négatif à hauteur de 24 millions d'euros en 2017 et une perte d'exploitation estimée à plus de 70 millions d'euros pour 2018. La structure voit depuis ces dernières années le volume de ses stages diminuer. Elle a dû faire face au transfert de la commande publique aux régions en 2004, puis à l'ouverture du marché à la concurrence en 2009.
D'ores et déjà, 550 suppressions de postes sont programmées dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019 en cours d'examen.

La région Centre-Val de Loire demande un moratoire

Les régions, chefs de filât de la formation professionnelle, se mobilisent pour lutter contre ces fermetures. La région Centre-Val de Loire, présidée par François Bonneau, risque de perdre cinq sites : Châteauroux, Issoudun, Blois, Montargis et Veigné, soit la moitié de ses centres Afpa. Dans un communiqué publié le 18 octobre, elle s'indigne de cette "décision brutale", qu'elle considère comme une "aberration totale pour les demandeurs d'emploi, les entreprises et les territoires". L'Afpa est dans cette région le premier opérateur de formation, avec une commande publique de près de 2.000 places par an pour un montant de 14 millions d'euros. "Nous nous opposons à ce plan brutal de casse de la formation en Centre-Val de Loire", insiste la région, qui demande un moratoire immédiat sur ces fermetures et l'ouverture d'une concertation avec la région et les élus locaux.
Dans le Grand Est, cinq centres Afpa sont aussi concernés par des fermetures : le centre principal de Reims, ainsi que les centres associés de Faulquemont, Soultz-sous-Forêts, Romilly et Thionville-Yutz. Dans un communiqué du 18 octobre, le président de Région Jean Rottner "réprouve cette décision prise sans concertation préalable". Selon lui, "une discussion aurait peut-être permis de trouver des solutions". Il regrette que les régions "ont été mises une nouvelle fois devant le fait accompli".

Quatre mois de négociation

Du côté des syndicats, une phase de négociation, qui durera quatre mois, est prévue pour aboutir à un cadre définitif du PSE en mars 2019. Ils ont d'ores-et-déjà indiqué être opposés aux fermetures de centres de formation et aux licenciements. Ils ont fait leur calcul : si 940 suppressions nettes** de postes sont affichées, la réorganisation de l'Afpa pourrait en réalité "entraîner jusqu'à 2.000 licenciements pour motif économique", alerte un communiqué du 24 octobre de l'intersyndical CGT-CFDT-FO SUD et CFTC. Car il ne faudrait pas compter sur le fait que toutes les modifications de postes et tous les reclassements envisagés se réaliseront effectivement.

*Il s'agit de centres ouverts en fonction des besoins et où travaillent des formateurs issus des centres Afpa.
** 1.450 suppressions auxquelles on retire les 600 créations de postes.

 

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