Education - Maternelle, vacances scolaires, gouvernance : les spécificités françaises au regard des pays de l'OCDE

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© OCDE |

L’OCDE a publié ce jour l’édition 2018 de ses "Regards sur l’éducation", principal recueil de statistiques nationales permettant de mesurer la situation de l’éducation à l’échelle internationale, mais aussi de se comparer d’un pays à l’autre. Le rapport couvre en effet les systèmes éducatifs des 36 pays membres de l’OCDE, ainsi que ceux de l’Afrique du Sud, de l’Arabie saoudite, de l’Argentine, du Brésil, de la Chine, de la Colombie, de la Fédération de Russie, de l’Inde et de l’Indonésie.
Les statisticiens ont repéré cinq grands points spécifiques à la France.

76% des enfants de 3 ans sont inscrits en maternelle dans les pays de l'OCDE

D’abord, "presque tous les enfants de 3 ans sont inscrits à l’école maternelle", ce qui positionne la France "en tête de classement" (la moyenne OCDE était de 76% en 2016). De plus, toujours en maternelle, le nombre d’élèves par enseignant semble à première vue élevé avec 23 élèves par enseignants, soit 8 élèves de plus que la moyenne des pays de l’OCDE. "Mais la France fait davantage appel à des assistants que les autres pays, ce qui fait baisser le taux d’encadrement à 15 élèves par personnel de contact (contre 13 pour l’OCDE)", note le rapport (voir notre article Education - La "lente et irrésistible conquête pédagogique" des Atsem du 13 novembre 2017).
Pour l’accueil des enfants de moins de 3 ans en revanche, la France ne fait pas vraiment figure d’exception : le taux d’inscription en maternelle "ou dans d’autres structures de la petite enfance (crèches collectives, maisons d’assistantes maternelles, jardin d’éveil)" est de 36%, quand la moyenne de l’OCDE est à 34%.

Les élèves français reçoivent davantage d'heures de cours

Deuxième spécificité : les élèves français reçoivent davantage d'heures de cours que nombre de leurs voisins. En élémentaire et au collège, le temps d’instruction obligatoire est de 8.100 heures, contre 7.500 heures pour la moyenne de l’OCDE et 7.250 heures pour celle de l’UE23. "C’est surtout pour l’école élémentaire que l’instruction en France est plus condensée qu’ailleurs", note l’OCDE, "sur un nombre d'années d'école plus limité (5 ans contre 6 en moyenne de l’OCDE et de l’UE23), un nombre d'heures de cours par an plus élevé est proposé (864 heures en France, contre 793 heures dans l’OCDE et 767 heures dans l’UE23 en moyenne)".
De plus, avec 16 semaines de congés par an, les élèves français sont au-dessus de la plupart des autres pays de l’OCDE, mais c’est leur répartition dans l’année qui fait figure d’exception. La France affiche 8 semaines de congés hors grandes vacances, quand pour les autres pays, les chiffres vont de 2 semaines pour le Chili, le Costa Rica et la Turquie à 7 pour l’Angleterre (Royaume-Uni) et le Luxembourg. En revanche, rien à dire sur les 8 semaines de vacances d’été accordées aux élèves en France : ils sont "légèrement inférieures aux vacances des autres pays de l’OCDE".

Un directeur d’école gagne 41% de plus qu'un enseignant de l’élémentaire dans les pays de l'OCDE

Troisième spécificité française repérée par l’OCDE : les élèves scolarisés dans les filières professionnelles du secondaire ont des taux d’encadrement plus avantageux (1 enseignant pour 9 élèves) par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE (1 pour 13) et à ceux scolarisés en France dans les filières générales (1 pour 13).
La quatrième spécificité est qu’un directeur d’école en France gagne seulement 7% de plus par rapport au salaire moyen d’un enseignant de l’élémentaire, soit le plus faible avantage de tous les pays de l’OCDE dont la moyenne est de 41%.
Enfin, la cinquième spécificité est que les individus nés à l'étranger et possédant un diplôme de l'enseignement supérieur ont plus de difficultés à trouver un emploi que ceux avec un diplôme équivalent mais nés en France (en revanche, quand ils accèdent à l’emploi, leur salaire est équivalent à celui des adultes nés en France).

De nombreux pays ont renforcé le pouvoir du gouvernement central dans la fixation des normes

En matière de gouvernance, le chapitre "Qui prend les décisions clés dans les systèmes d’éducation ?" intéressera particulièrement les collectivités locales françaises. L’OCDE observe que le mouvement de décentralisation qui a touché pratiquement tous les pays au début des années 80, s’est accompagné d’un autre phénomène : "Dans le même temps, de nombreux pays ont renforcé le pouvoir du gouvernement central dans la fixation des normes, l’élaboration des programmes de cours et les évaluations." Pour l’OCDE, "l’assouplissement des normes de fonctionnement et des règlements financiers a souvent été de pair avec un raffermissement du contrôle des résultats à l’échelle centrale".
Dans ce contexte, la France fait partie des huit pays dans lesquels "la plupart des décisions sont prises par le gouvernement national ou central". Les autres pays sont : l’Allemagne, la Grèce, Israël, l’Italie, le Luxembourg, le Portugal et la Turquie.
L’OCDE note également que rares sont les pays où les parents n’interviennent pas dans le choix de l’établissement d’enseignement public de leur enfant. La France en fait partie, ainsi que le Brésil, la Grèce, Israël, la Norvège et la Suisse.


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