Education / Handicap - Ecole inclusive : une concertation à la rentrée pour "rénover le dispositif d'accompagnement"

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Théo, atteint de troubles autistiques, est scolarisé à l'école maternelle Gustave Courbet à Aulnay-sous-Bois
© JOEL SAGET / AFP | Théo, atteint de troubles autistiques, est scolarisé à l'école maternelle Gustave Courbet à Aulnay-sous-Bois

Objectifs de recrutement, formation, lien entre l'école et le médico-social, continuité de l'accompagnement entre temps scolaires et périscolaires... Le ministre de l'Education nationale et la secrétaire d'Etat aux personnes handicapées ont fait le point, le 18 juillet, sur les avancées du plan pour une école inclusive. Une concertation sera menée à partir de septembre, pour "rénover le dispositif d'accompagnement des élèves en situation de handicap" dès la rentrée 2019.

Le gouvernement se laisse encore quatre ans pour parvenir à une "école de la République pleinement inclusive". Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, et Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, ont fait le point le 18 juillet sur les moyens mis en œuvre pour atteindre cet objectif.

Assurer la continuité de l'accompagnement sur les temps scolaires, péri et extrascolaires

Il s'agit notamment de "veiller à ce que les élèves soient mieux accompagnés pendant les temps scolaires et périscolaires". Le deux ministères observent notamment "un manque d'accès aux accueils périscolaires faute de prise en compte suffisante" et "une participation limitée aux sorties scolaires en raison du contrat et des accompagnements".
Dans le cadre de "projets éducatifs territoriaux inclusifs" et du "plan mercredi", des efforts porteront sur "la continuité des temps scolaires, péri et extra-scolaires", avec "un accès au périscolaire (ou extra-scolaire) rendu systématiquement possible". Les activités proposées devront être "à forte valeur éducative". Le développement du périscolaire inclusif est également justifié par la nécessité d'un "répit" pour les parents et d'une "meilleure conciliation de la vie familiale et professionnelle (notamment des mères)". 
En pratique, les accompagnants qui le souhaiteront pourront "compléter leur temps de travail dans la limite de leur référentiel d’activité". Jean-Michel Blanquer et Sophie Cluzel ont annoncé la création d’un "groupe expert" pour étudier la faisabilité de cet accompagnement sur les temps péri et extrascolaires.

Une concertation dès septembre pour "rénover le dispositif d’accompagnement"

Ce sujet qui n'apparaît pas simple figurera également au menu de la concertation annoncée par le gouvernement, qui sera ouverte le 10 septembre 2018. Seront également abordés les enjeux de qualité de la scolarisation, de continuité du parcours et d'attractivité du métier d'accompagnant.
Menée "auprès du Conseil national consultatif des personnes handicapées, des parents d’enfants en situation de handicap, des organisations syndicales et des accompagnants", cette concertation est destinée à "rénover le dispositif d’accompagnement des élèves en situation de handicap à partir de la rentrée 2019". Une rénovation qui s'appuierait notamment sur l'"extension progressive" des "pôles inclusifs d'accompagnements localisés", actuellement expérimentés dans les Alpes-Maritimes et le Vaucluse.

Faciliter le recrutement et promouvoir le métier d'accompagnant

Si des changements sont donc à prévoir, le gouvernement devrait rester plus ou moins sur la logique qui a été détaillée ce 18 juillet : renforcement des effectifs, montée en gamme qualitative de l'accompagnement et efforts organisationnels pour améliorer la continuité des parcours.
Avec un peu plus de 8.000 postes d'accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) créés à la rentrée 2017 et 10.900 nouveaux postes prévus pour la rentrée prochaine, le nombre d'AESH devrait dépasser les 40.000. "Pour la première fois depuis 10 ans les AESH dépassent les emplois aidés", souligne le gouvernement – 30.000 parcours emploi compétences sont en effet budgétés pour 2018-2019. Jean-Michel Blanquer et Sophie Cluzel prévoient pour cela de faciliter le recrutement – conditions d'accès, CDIsation, validation des acquis de l'expérience – et de promouvoir le métier d'AESH. Une analyse des difficultés de recrutement et des disparités territoriales a également été réalisée au premier semestre 2018.
Les recrues seront déployées dans de nouvelles unités locales d'inclusion scolaire (Ulis, il y en aura 38 créées à la rentrée 2018, après 40 en 2017), unités d’enseignement externalisées au sein de l’école (UEE, 53 créées en 2017 et 2018) et dans des unités dédiées à la prise en charge de l'autisme.

Formation : une plateforme numérique et des enseignants ressources sur le territoire

Le gouvernement constate "un progrès quantitatif formidable" puisque le nombre d'élèves en situation de handicap scolarisés serait passé de 100.000 en 2006 à 320.000 en 2017. Mais il lui importe désormais d'effectuer "un saut qualitatif de grande ampleur". Pour cela, le ministère de l'Education nationale et le secrétariat d'Etat aux personnes handicapées misent d'abord sur la formation, à travers une plateforme numérique nationale et "des enseignants ressources maillés sur le territoire, mobilisables depuis la plateforme". Des formations croisées entre personnels de l'Education nationale et professionnels du secteur médico-social et des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ont déjà eu lieu durant l'année scolaire 2017-2018.

Le médico-social davantage mobilisé, et les bonnes pratiques de coopération diffusées

L'un des objectifs du plan est d'ailleurs de "développer l’interaction entre le secteur médico-social et l’école". Les agences régionales de santé ont ainsi reçu instruction de "conditionner le développement de services médico-sociaux à la coopération avec l’école". D'ici 2022, un "accroissement significatif de l’appui des services médico-sociaux aux établissements scolaires" est également annoncé, sans plus de précision. Autre objectif : doubler le nombre d'UEE d'ici 2020 pour scolariser davantage les élèves des établissements et services médico-sociaux dans l’école. Pour chaque enfant en situation de handicap scolarisé, le projet personnalisé de scolarisation (PPS) a aussi vocation à être élaboré par "des équipes éducatives et de suivi de la scolarisation (...) en lien avec les MDPH".
Un groupe de travail est en outre chargé de "repérer et faire essaimer les coopérations existantes" et des enseignements seront tirés de la démarche "territoire 100% inclusif" lancée à Belfort le 5 juillet 2018. Le groupe devrait aussi se pencher sur l'après-école, l'un des axes du plan étant de renforcer les "accompagnements multi-partenariaux des élèves en situation de handicap dans leurs premières démarches d'insertion professionnelle". L'académie de Toulouse est sur ce sujet citée en exemple. 
Mais en matière de coordination, pour le ministère de l'Education nationale, le principal "défi d’organisation non résolu depuis 2005" reste "le flux de prescriptions des MDPH (+13% par an)", auquel les équipes académiques ont du mal à faire face. 


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