Jeunesse - Service national universel : le gouvernement confirme le scénario d'un mois et ouvre des consultations

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Genevière Darrieussecq, Jean Michel Blanquer, Benjamin Griveaux, conseil des ministres du 27 juin
© @gdarrieussecq | Genevière Darrieussecq, Jean Michel Blanquer, Benjamin Griveaux, conseil des ministres du 27 juin

Nouvelle étape dans le feuilleton relatif au futur service national universel : le gouvernement vient de valider le scénario d'un module obligatoire d'un mois, proposé en mai par le groupe de travail mandaté par le président de la République. Présenté en conseil des ministres ce 27 juin, le projet prévoit 15 jours de vie en collectivité au sein de ce module obligatoire. Une deuxième phase facultative correspondrait à un engagement d'au moins trois mois, selon des formes variées. Prudemment, le gouvernement ouvre des consultations auprès des jeunes, des organisations de jeunesse et des collectivités, pour préciser le dispositif.

Un tronc commun d'un mois vers l'âge de 16 ans, dont 15 jours de "brassage" avec hébergement collectif : le scénario de service national universel (SNU) privilégié par le gouvernement a été présenté en conseil des ministres ce 27 juin 2018. Cette "phase de cohésion la plus forte" permettant aux jeunes de se "[retrouver] tous ensemble" serait suivie par ceux qui le souhaitent d'une mission d'engagement entre 18 et 25 ans dans des domaines variés - défense, environnement, tutorat, culture… -, a précisé Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, devant la presse à l'issue du conseil des ministres.
Le SNU serait lancé à l'été 2019, pour une partie des jeunes, avant une "montée en force" en 2020 et 2021, a ajouté le ministre en charge de la jeunesse et de la vie associative. Une fois ces contours dessinés, le gouvernement lance "des consultations" auprès des jeunes, des organisations de jeunesse ou encore des collectivités locales, dont une consultation en ligne. Sur la base des résultats de ces consultations, des arbitrages du président de la République interviendraient avant la fin de l'année. Et, en parallèle, des dispositions apparaîtraient dans le projet de loi de révision constitutionnelle.

Une durée à confirmer et un budget à préciser

Sur la démarche de consultation comme sur les grandes lignes du dispositif, les préconisations du groupe de travail mandaté par le président de la République auront donc été suivies (voir notre article du 2 mai 2018) ; le groupe de travail est d'ailleurs chargé de conduire les consultations. La durée obligatoire du service réduite à un mois, dont 15 jours avec hébergement, permettrait au gouvernement de limiter à la fois le coût et le risque de faible adhésion voire d'opposition des jeunes eux-mêmes. Alors que le groupe de travail a estimé qu'un tel format de SNU pourrait représenter 1 milliard à 1,5 milliard d'euros par an, le gouvernement n'avance à ce stade aucun chiffre. "L'engagement présidentiel [étant] très clair à ce stade, l'intendance suivra", a répondu Jean-Michel Blanquer, interpelé sur le sujet.
Les consultations devront préciser le contenu et les modalités pratiques de la mise en œuvre de la phase obligatoire du SNU. A noter que le compte rendu écrit du conseil des ministres fait référence à une "durée d'un mois maximum", ce qui laisse au gouvernement la possibilité de faire moins. La difficulté sera notamment de faire de la place à ces modules obligatoires au cours de l'année scolaire et/ou de mobiliser une partie des vacances d'été.
Avantage de la consultation : elle permet d'associer - aussi d'un point de vue organisationnel et financier - plus largement les collectivités et les associations à une démarche jusque là très étatique.

"L'armée doit tenir son rôle dans ce qui sera un service citoyen, et pas un service militaire"

Présenté depuis plusieurs mois comme "interministériel", le projet de SNU tel qu'il est présenté n'accorde qu'une place relative aux armées, alors que des craintes s'étaient à plusieurs reprises exprimées sur une éventuelle fragilisation du budget et des effectifs militaires qu'aurait pu entraîner le SNU. "L'armée doit tenir son rôle dans ce qui sera un service citoyen, et pas un service militaire", a affirmé Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, également présente au compte-rendu du conseil des ministres. Les formateurs actuels de la Journée défense et citoyenneté - journée qui, à terme, disparaîtrait - apporteraient leurs compétences dans le cadre du futur SNU, aussi bien pour s'adresser aux jeunes que pour "former les encadrants et les formateurs". Les lieux militaires - réserve, casernes de pompiers, unités de gendarmerie… - ne seraient toutefois pas mobilisées pour loger les jeunes pendant les 15 jours de "brassage", mais accueilleraient plutôt des jeunes volontaires dans la seconde phase, a précisé Geneviève Darrieussecq.

Vie en collectivité, "services", découverte des formes d'engagement, détection de l'illettrisme...  

Le scénario envisagé aujourd'hui par le gouvernement prévoit 15 jours de vie collective et 15 jours "en groupes de 15, animés par des tuteurs, pas forcément avec hébergement", selon le ministre de l'Education nationale. Sur le contenu encore flou à ce stade, le compte rendu définit l'approche suivante : "mis à profit pour prolonger la formation civique et la sensibilisation aux sujets de sécurité et de défense en vue d’accroître la résilience individuelle et collective, le SNU sera un moment dans la vie du citoyen qui lui permettra de partager l’expérience d’une communauté d’âge et de la mixité sociale, et de découvrir les différentes formes d’engagement possibles". Au programme donc : services à la collectivité, découverte des opportunités d'engagement, apprentissage du secourisme, mais aussi détection de l'illettrisme de façon plus approfondie que lors de la JDC…
Quant à la phase facultative qui suivra, elle serait "d’une durée d’au moins trois mois" et s'appuierait sur "les volontariats existants et des propositions nouvelles, y compris celles qui émaneront des jeunes eux-mêmes". Le service civique est cité comme "l’un des moyens d’accomplir cette seconde phase du SNU". Il importe donc pour Jean-Michel Blanquer de "renforcer ces dispositifs" pour pouvoir offrir suffisamment d'opportunités et, en amont du SNU, de "développer une culture de l'engagement".


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