Prospective - Le nombre d'emplois liés au tourisme en France dépassera trois millions avant dix ans

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© Denis / Rea |

Le Conseil mondial du voyage et du tourisme (World Travel & Tourism Council, ou WTTC) consacre une étude à l'impact économique de l'activité touristique en France. Regroupant de nombreux tableaux et statistiques, ce document d'une vingtaine de pages, réalisé avec le concours d'Oxford Economics, s'efforce de mesurer l'apport de l'économie touristique en France, à l'horizon d'un dizaine d'années. Il aborde ainsi différents aspects, comme l'impact sur la croissance et l'emploi.

Près de 119 millions de touristes en 2028

L'étude chiffre ainsi à 118,6 millions de touristes étrangers la fréquentation de l'Hexagone à l'horizon 2028, contre près de 90 millions attendus cette année, soit une progression annuelle moyenne de l'ordre de 3,4%. Le WTTC ne précise pas toutefois si la France conservera alors son rang de première destination touristique mondiale, ce qui semble peu probable, ni comment créer les capacités d'accueil nécessaires.
Les dépenses directes des touristes en France ont représenté 44,3 milliards d'euros en 2017 et devraient atteindre 64,8 milliards d'euros en 2028, soit une progression de 46%. Si on prend en compte l'ensemble de la contribution du tourisme à l'économie française - en y intégrant les dépenses indirectes et induites - le montant total atteint 204,3 milliards d'euros en 2017, soit 8,9% du PIB. Ce taux devrait s'approcher des 10% en 2028 (9,4%). Le tourisme de loisirs représenterait alors 79,6% du total (80,6% aujourd'hui) et le tourisme d'affaires 20,4% (19,4% aujourd'hui).
De même, les emplois liés au tourisme devraient passer de 2,87 millions aujourd'hui (10,1% de l'emploi total) à 3,3 millions à l'horizon 2028 (11,3% de l'emploi total), dont 1,47 million d'emplois directs. Le secteur du tourisme devrait ainsi créer environ 430.000 emplois dans les dix prochaines années.

La France n'est pas trop dépendante du tourisme...

Si l'étude du WTTC met en évidence l'apport important et croissant du tourisme à l'économie française, elle montre aussi que la France reste nettement moins dépendante au tourisme que d'autres pays développés, notamment méditerranéens.
La France figure certes dans les premiers rangs mondiaux en termes de valeur absolue de la contribution du tourisme au PIB : au sixième rang en 2017 pour ce qui concerne la contribution directe et au huitième rang en ce qui concerne la contribution globale. En termes de contribution à l'emploi (en valeur absolue), elle se classe respectivement au quinzième et dix-huitième rangs.
En revanche, en termes de contribution relative du tourisme au PIB, elle ne figure qu'au 92e rang mondial pour l'impact direct des voyages et du tourisme (3,6% contre 8% en Grèce, 6,8% au Portugal, 5,5% en Italie, 5,4% en Espagne...) et au 106e rang mondial pour l'impact global (8,9% contre 19,7%en Grèce, 17,3% au Portugal, 14,9% en Espagne, 13,0% en Italie...).
De la même façon, elle figure respectivement aux 77e et 117e rangs mondiaux pour la contribution du tourisme et des voyages à l'investissement total (6,9% contre 15,9% en Grèce, 10,2% au Portugal, 8,0% en Turquie, 7,7% en Espagne...) et pour la contribution des touristes aux exportations nationales (6,5% contre 28,4% en Grèce, 22,0% au Portugal, 16,4% en Espagne, 14,8% en Turquie, 8,6% aux Etats-Unis...).

... mais le dynamisme du secteur est moins fort qu'ailleurs

Même s'ils tranchent en apparence avec le rang, toujours ressassé, de première destination touristique mondiale, ces rangs et ces taux ne sont pas nécessairement négatifs. Ils montrent simplement que la France dispose d'une économie diversifiée, ce qui lui permet de ne pas être trop dépendance du tourisme, même si celui-ci occupe une part croissante dans le PIB et l'emploi.
Il reste néanmoins quelques chiffres et classements moins positifs, notamment sur la croissance de l'activité touristique. Ainsi - et même s'il ne s'agit que d'une prévision sur la période 2018-2028 -, la France ne figurerait dans dix ans qu'au 179e rang mondial pour la progression de la contribution directe du tourisme au PIB et celle de la contribution globale du tourisme au PIB (avec respectivement une progression annuelle de 2,1%, légèrement inférieure à la moyenne de l'UE de 2,3%, et de 1,8% contre 2,0% pour l'UE). Un dynamisme qui tend à se dégrader - au moins en termes relatifs -, puisque la France occupe encore le 158e rang mondial en 2018.


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