Revue Urbanisme : la planification à bout de souffle ?

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"Où en est la planification à la française ?", s'interroge la revue Urbanisme dans son nouveau numéro (n°408). Connaît-elle un vrai regain comme le pensent certains ? Les plans (plan local d'urbanisme, programme local de l'habitat, plan de déplacement urbain), les schémas (schéma de cohérence territoriale, schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires) et les autres formes de planification ont en effet le vent en poupe. Cela tient à la montée généralisée en échelle (intercommunalités, régions, métropoles), à la multiplication des injonctions mobilisatrices (transition énergétique, mobilité propre, sauvegarde de la biodiversité) et à l'intense production législative de ces dernières années (lois Maptam, Notre, Alur, demain Elan…). D'autres voix s'élèvent pourtant "pour montrer l'épuisement d'une rationalité planificatrice qui n'a pas bougé dans ses grandes croyances depuis la loi d'orientation foncière de 1967", pointe le géographe Martin Vanier. Sur le mode du "(ré)inventer" (Paris, La Métropole, la Seine, et aujourd'hui Toulouse, Nantes ou encore Angers), de nouvelles modalités de conduite stratégique des maitrises d'ouvrage voient le jour. C'est aussi le cas avec le Grand Paris Express dont les effets planificateurs sont analysés par Catherine Barbé (Société du Grand Paris). Où en est-on aujourd'hui ? L'exercice de la planification a-t-il encore un sens pour les villes comme pour les territoires ? A quelles conditions ? Quid de la planification commerciale, la plus délicate à mettre en œuvre ? Tel est l'objet de ce dossier : apporter des réponses à travers des dialogues de professionnels (Jean Frébault, Jean-Marc Offner, Daniel Béhar, Sébastien Chambe, Pierre-Alain Trévélo), d'une interview d'élu (Eric Houlley, vice-président de la Région Bourgogne Franche-Comté), d'un reportage dans le Sud-Aveyron et des analyses d'experts. Martin Vanier a une conviction : "La planification n'est plus le champ des certitudes qu'elle a prétendu être dès le départ". Elle est sans doute plus modeste dans son objet. Son manque de souffle n'annonce pas pour autant sa disparition.


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