En bref - Harcèlement de rue : les policiers municipaux pourront constater l'infraction

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Les députés ont entamé lundi les discussions autour du projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Le texte vise notamment à réprimer le harcèlement de rue en créant une contravention d’"outrage sexiste" passible d’une amende de 750 euros. Le texte définit l’outrage sexiste comme le fait d’"imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante". "Intimider, menacer, suivre, harceler, invectiver les femmes dans la rue ou transports : bientôt, ce sera du passé", s’est félicitée, devant les députés, la secrétaire d’Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, pour qu’il existe "un continuum des violences sexistes et sexuelles". "Tout ne se vaut pas, c’est vrai. Mais l’accroissement exponentiel des violences sexistes et sexuelles peut conduire au viol, voire au meurtre", a-t-elle développé.
La lutte contre le harcèlement de rue sera l’une des missions de la police de sécurité du quotidien mise en place par Gérard Collomb, a rappelé la secrétaire d’Etat. En commission, les députés de la majorité ont voulu aller plus loin en élargissant aux policiers municipaux, mais aussi adjoints de sécurité, réservistes de la gendarmerie et agents de sécurité de la SNCF et de la RATP, la possibilité de constater cette infraction. "Elargir le nombre d’agents en mesure de relever l’infraction permet en effet de renforcer l’efficacité du dispositif prévu par le projet de loi, notamment dans les transports en commun", justifie l’énoncé de cet amendement.
Les députés ont par ailleurs voulu élargir la définition de l’outrage sexiste aux "personnes LGBTQ (lesbiennes, gays, bi, trans et queer)".

Référence : projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.
 

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