Mobilité - Avenir des petites lignes, zones blanches, gouvernance des gares : les petites villes défendent leur position

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© Patrick Allard / Rea |

L'Association des petites villes de France (APVF) a mis en avant le 15 mai les sept propositions qu'elle défend dans le cadre des débats en cours sur la réforme ferroviaire. Et d'autres qu'elle porte dans la perspective du projet de loi d'orientation des mobilités (LOM). Parmi ses priorités figurent l'ouverture aux élus locaux de la gouvernance des gares, la résorption des zones blanches de la mobilité et la nécessité d'évaluer dans une approche multi-critères les lignes ferroviaires.

Ce 15 mai, l'Association des petites villes de France (APVF) a avancé des propositions et compte mobiliser en s'appuyant sur ce canevas son réseau de parlementaires pour défendre principalement l'idée, dans le cadre des réformes en cours dans les domaines du transport ferroviaire et des mobilités, qu'"il n'y a pas de petites villes, ni de citoyens de seconde zone". Et qu'il faut donc agir en priorité contre le déclassement, les fractures territoriales, les zones blanches de la mobilité qui ne sont pas couvertes par une autorité organisatrice.

Ces 3.000 gares à la gouvernance obsolète

"Nos réflexions ont gagné en précision depuis la tenue des Assises de la mobilité qui ont constitué un bon exercice pour explorer de nouveaux champs, par exemple la maîtrise par les pouvoirs publics des données générées par les usagers des transports qui représente un enjeu stratégique", resitue Jean-Michel Morer, maire de Trilport (Seine-et-Marne) et référent numérique de cette association d'élus. Sa commune est touchée par les perturbations et problèmes structurels de la ligne de trains de banlieue dite P, qui dessert l'est de l'Ile-de-France : "Il faut une gare mieux adaptée et qu'on soit associé à son pilotage." "Une partie de la ligne n'est pas électrifiée et se faire entendre dans le jeu de Meccano entre les régions et la SNCF est compliqué", appuie Sébastien Eugène, maire de Château-Thierry (Aisne).
Au-delà des enjeux locaux c'est au Parlement que l'APVF compte se faire entendre dans le cadre du projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire - déjà adopté par l'Assemblée nationale et examiné le 23 mai en commission au Sénat puis dans l'hémicycle dès le 29 mai - pour "traiter la problématique des nœuds ferroviaires, notamment des gares parisiennes, afin de permettre l'amélioration et la modernisation des liaisons ferrées qu'elles soient de grandes lignes ou de banlieues".
Comme d'autres associations de collectivités, l'APVF souhaite voir évoluer la gouvernance et la commercialisation des gares de voyageurs. Régions et intercommunalités souhaitent y être mieux associées (voir notre article dans l'édition du 13 avril 2018). Les maires des petites villes à gares et celles autour, également. Ce qui commence à faire beaucoup de monde à mettre autour de la table... Mais l'enjeu est important, explique Jean-Michel Morer, "car la gouvernance actuelle des quelque 3.000 gares françaises est obsolète". "Les élus des "villes à gares" se retrouvent souvent isolés face à des problématiques complexes liées au stationnement, à la multimodalité ou à l'"offre de services", déplore l'association, qui estime par ailleurs indispensable de mettre à plat "les procédures trop complexes et interminables dans le cadre des dispositifs de type pôle gare".
Pierre Jarlier, le maire de Saint-Flour (Cantal) et président délégué de l'APVF, ajoute que "les aménagements urbains des périmètres autour des gares doivent également faire l'objet d'une meilleure coordination entre collectivités, dans une logique de réseau et de bassin de mobilité pouvant connecter plusieurs bassins de vie ou intercommunalités".

Avenir des petites lignes : les auditer sans tarder

Une autre proposition concerne les haltes ferroviaires (ou petites gares) et le "minimum d'offre de services" qu'elles devraient proposer aux usagers. "Nous défendons par ailleurs la nécessité d'une relance des investissements en direction des "petites lignes" qui ont été pointées du doigt dans le rapport Spinetta (voir notre article dans l'édition du 15 février 2018). "Si elles ont été rendues peu attractives, c'est du fait du manque d'investissements chronique de ces trente dernières années. Nous proposons des pistes pour régénérer ce réseau sinistré et y relancer le fret", précise Christophe Bouillon, député socialiste de Seine-Maritime et président de l'APVF.
Comme d'autres associations, elle juge cohérent d'explorer de nouvelles sources de financement, par exemple une participation financière des sociétés d'autoroutes ou une taxe sur le kérosène des liaisons aériennes. Sur ces petites lignes, le rapport Spinetta préconisait que SNCF Réseau réalise un état des lieux complet de l'infrastructure. L'APVF trouve l'idée bonne, qu'il ne faut pas craindre un tel audit mais que, si dynamique d'évaluation ligne par ligne il y a, "c'est dès maintenant et sans plus attendre qu'il faut l'engager et en prenant en compte tous les enjeux, qu'ils soient environnementaux ou liés à l'aménagement équilibré des territoires".

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