Logement - Les mises en chantier ont continué de reculer au premier trimestre 2018

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Dans sa livraison de fin avril, le service de la donnée et des études statistiques (Sdes) du ministère de la Transition écologique et solidaire publie les chiffres de la production de logements au premier trimestre 2018. Sans être pour autant inquiétants après la forte hausse de ces derniers mois, ceux-ci traduisent néanmoins un tassement des mises en chantier de logements, amplifiant ainsi la tendance apparue au dernier trimestre 2017. En revanche, les autorisations de logements (permis de construire) se redressent après un creux à la fin de l'an dernier.

Un recul de 2,5% des mises en chantier, mais une progression de 9,2% sur un an

Durant le premier trimestre de 2018, les mises en chantier de logements enregistrent un recul de 2,5% en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO). Cette baisse confirme, en l'amplifiant, le coup de frein qui s'était déjà fait jour au dernier trimestre de 2017 (-0,4%). En effet, la hausse des mises en chantier de logements individuels (+2,6%) ne suffit pas à compenser la baisse marquée sur les logements collectifs, y compris en résidences (-6,1%).
Sur un an (d'avril 2017 à mars 2018), la tendance reste néanmoins positive, avec une progression de 9,2%, qui permet d'atteindre un total de 425.800 logements mis en chantier au cours de cette période. A l'exception de la Corse (-22,1%) et des DOM (-9,7%), toutes les régions affichent des mises en chantier à la hausse sur un an, mais dans des proportions très variables. Les taux de progression observés vont ainsi de 4% en Nouvelle-Aquitaine, 5,8% en Auvergne-Rhône-Alpes et 7,6% dans les Hauts-de-France à 15,2% dans le Grand Est, 15,5% en Centre-Val de Loire et 21,5% en Bourgogne-Franche-Comté. Pour leur part, les mises en chantier dans les deux régions les plus tendues en matière de logement - l'Ile-de-France et Paca - progressent respectivement de 12% et 9,9%.

Les autorisations de logements se redressent

Du côté des autorisations de logements, les chiffres du premier trimestre 2018 sont plus positifs. Toujours en données CVS-CJO, ils progressent ainsi de 3,4% par rapport au trimestre précédent. Il faut toutefois rappeler que les autorisations de logements ont connu un recul de 5,7% durant les trois derniers mois de 2017. A l'inverse des mises en chantier, les autorisations de logements individuels marquent le pas (-0,9% après +4,7% au dernier trimestre 2017), alors que les autorisations de logements collectifs (y compris en résidence) connaissent un net redressement (+6,5% après -12,1%).
Sur un an (d'avril 2017 à mars 2018), les autorisations de logements progressent moins rapidement (+3,7%) que les mises en chantier, frôlant néanmoins la barre des 500.000 (496.300 autorisations de logements en données brutes).
En termes géographiques, six régions affichent une stagnation ou une baisse sur un an des autorisations de logements : les DOM (0%), Occitanie (-0,2%), Paca (-0,6%). Nouvelle-Aquitaine (-3,7%), Centre-Val de Loire (-5,9%) et Bourgogne-Franche-Comté (-8,1%). Les autres régions enregistrent une hausse, allant de 1,7% en Pays de la Loire à 11,5% en Auvergne-Rhône-Alpes, l'Ile-de-France connaissant pour sa part une progression de 7,7%.

L'Insee reste optimiste sur un investissement "tonique"

Autre information fournie par l'étude : les taux d'annulation (permis non concrétisés) au premier trimestre 2018 sont de 10,5% pour les logements individuels (pour une moyenne longue période de mars 2009 à mars 2018 de 12,3%) et de 24,1% dans le collectif (pour une moyenne longue période de 18,7%).
De même, le délai moyen d'ouverture des chantiers de logements individuels est de 5,1 mois, - proche de sa moyenne de longue période (5,3 mois) -, tandis que ce délai atteint 11,2 mois dans le collectif, soit un délai égal à celui de sa moyenne de longue période.
Si les chiffres du premier trimestre témoignent d'un certain ralentissement, celui-ci n'apparaît pas véritablement inquiétant. Tout d'abord, la reprise de autorisations se traduit mécaniquement par une hausse des mises en chantier dans les mois ou trimestres suivants. Ensuite, la note de conjoncture de l'Insee sur le premier trimestre 2018, publiée au même moment, rappelle que si la consommation apparaît en demi-teinte, l'investissement reste "tonique". L'Insee relève notamment que "dans l'enquête de conjoncture auprès des chefs d'entreprise du bâtiment, le solde d'opinion sur l'activité passée est quasi stable en février 2018, largement au-dessus de sa moyenne de longue période".
Et les perspectives demeurent relativement optimistes sur le court terme. Ainsi, même si les entrepreneurs du bâtiment "anticipent une baisse de leur activité au cours des trois prochains mois, le solde correspondant reste toutefois nettement au-dessus de sa moyenne de longue période".

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