Le Grand Paris dévoile son plan climat

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Vue aérienne de l'agglomération parisienne, ville de Paris et ses environs
© Ludovic / REA | Vue aérienne de l'agglomération parisienne, ville de Paris et ses environs

Atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050 : c'est l'objectif ambitieux de la métropole du Grand Paris, qui a présenté le 9 avril son plan climat-air-énergie territorial (PCAET), assorti d'une quarantaine d'actions à mener sur le court terme.

Record battu pour l'élaboration d'un plan climat ! Officiellement lancée fin mai 2016, la construction du plan climat-air-énergie de la Métropole du Grand Paris s'est faite dans un calendrier contraint. Validée en décembre dernier, cette feuille de route en matière de climat-air-énergie a été présentée le 9 avril.
Patrick Ollier, président de la métropole et maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), en a rappelé l'objectif : "Atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050. Pour ce faire, des actions ont déjà été engagées. Nous venons de lancer le schéma de cohérence territoriale pour aborder l'avenir de cet immense territoire métropolitain". Ce Scot, dont l'approbation est prévue à la fin 2020, intégrera sur ces enjeux climat air énergie des recommandations et exigences à destination des PLU territoriaux. Et devrait par exemple inciter les rédacteurs de nouveaux PLU à introduire un indicateur créé mais non imposé par la loi Alur, le coefficient de biotope par surface (CBS), qui se taille péniblement une place dans les politiques de nature en ville. Ou encore encourager les permis de végétaliser (voir notre article dans l'édition du 18 avril 2017).
Mais revenons sur les délais réduits de réalisation de ce premier plan climat métropolitain (PCAEM). Ils s'expliquent par l'urgence des enjeux et la prise progressive de compétences. Si les transferts ont débuté mollement au démarrage de cette aventure métropolitaine réunissant douze territoires d'un seul tenant et sans enclave, autour d'un conseil de 209 membres issus des communes de la métropole, ils se sont accélérés jusqu'à la date butoir de janvier dernier. En effet, 2018 est un gros morceau et marque la prise de plusieurs compétences environnementales de la métropole.
Ajoutez à cela "une forte volonté politique, des exigences réglementaires de plus en plus élevées", un profil de "jeune collectivité" dotée d'une "administration de mission" ne pouvant réaliser une concertation poussée mais qui se sait très exposée de par sa "notoriété internationale sans comparaison" et vous percevrez mieux ce choix d'un horizon lointain de construction d'une métropole neutre en carbone, "c'est-à-dire zéro émission nette, en alignement avec la trajectoire 2°C issue de l'Accord de Paris et avec le Plan Climat national".
La métropole cherche avant tout un levier "pour lancer une dynamique collective et ainsi mobiliser l'ensemble des parties prenantes dans une démarche qui se veut itérative et ascendante". Il fallait donc un scénario que les douze territoires et établissements publics territoriaux (EPT) du Grand Paris puissent s'approprier pour bâtir ensuite leurs propres plans climats. Que cet objectif infuse dans d'autres stratégies comme celle, en cours, sur l'habitat et l'hébergement, qui fait l'objet d'un plan métropolitain dont l'approbation est prévue l'an prochain.
Et aligner les actions proposées sur les objectifs du schéma régional climat air énergie. En cohérence avec ce dernier, on retrouve ainsi l'objectif de division par quatre des émissions de gaz à effet de serre (GES), soit une réduction visée de 75% des émissions en 2050 (par rapport à 2005). A ce "défi collectif", les partenaires locaux doivent être associés, les collectivités notamment, qui "seront les clefs de la réussite de ce plan climat".

Des actions à court et moyen terme

A cette vision de long terme s'ajoute une échéance à six ans : d'ici 2024 des actions "ambitieuses, à forts impacts, acceptables à court terme" doivent être lancées. Mais il faut d'abord "mobiliser les acteurs sur ces problématiques territoriales", "améliorer leur connaissance et leur gouvernance". Ces actions opérationnelles attendues reposent sur un diagnostic préalable et une nouvelle dynamique partenariale : "La résilience de la métropole face aux effets du changement climatique dépendra de la nature des mesures mises en place localement, mais aussi de la robustesse des partenariats établis avec les territoires environnants, et avec les opérateurs des réseaux d'eau, d'énergie et de transport irriguant le territoire", lit-on dans ce plan.
Patrick Ollier cite en exemple d'action le financement de la réouverture de la Bièvre et la participation financière de la métropole à hauteur de 2,5 millions d'euros sur trois ans aux côtés d'autres collectivités dont le département du Val-de-Marne.
Autres actions prévues : renforcer le réseau des agences locales de l'énergie et du climat (ALEC) en vue d'un "maillage complet et équilibré" du territoire métropolitain ; développer une ingénierie financière au service de la transition métropolitaine et la coopération avec d'autres métropoles, avec des programmes de recherche, des territoires ruraux environnants, ou encore soutenir l'innovation dans la connaissance de la qualité de l'air et accompagner la création d'une zone métropolitaine de circulation à basses émissions, etc.
Des plans et fonds métropolitains à créer sont aussi listés : fonds air-bois métropolitain ou de développement des énergies renouvelables et de récupération, plans pour les mobilités actives, pour réhabiliter sur le plan thermique des bâtiments publics anciens ou encore pour réduire les émissions liées au secteur aérien, etc. Pour financer ces actions, la métropole ne se privera pas d'étudier la faisabilité de modes de financement innovants complémentaires aux systèmes traditionnels, par exemple l'émission d'obligations vertes, la mise en œuvre d'outils d'urbanisme incitatifs ou du financement participatif.

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