Emploi - Hausse inédite du nombre de projets d'embauche en 2018

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© Pôle emploi / Credoc |

Comme chaque année depuis 2002, Pôle emploi a publié son enquête sur les "Besoins en main d'œuvre" - un questionnaire envoyé à 2,3 millions d'établissements afin de connaître leurs besoins en recrutement. L'année 2018 semble particulièrement prometteuse avec une hausse inédite de 18,7% des intentions d'embauche.

L’embellie continue : 2017 avait déjà vu les chiffres commencer à grimper. 2018 promet une envolée. C'est la principale conclusion de l'enquête "Besoins en main d'œuvre" publiée ce 10 avril 2018 par Pôle emploi. Depuis la première enquête, lancée en 2002 par l’opérateur public, les intentions de recrutement n’ont jamais été aussi élevées, en hausse de 18,7%, soit 370.000 projets supplémentaires (2,35 millions de recrutements potentiels).
"Une très bonne nouvelle qui confirme une dynamique de l’emploi déjà bien perçue depuis quelques mois", a affirmé ce 10 avril Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi en commentant les chiffres dans la célèbre école Ferrandi de gastronomie à Paris.
Une autre évolution positive porte sur le type de contrats que les entreprises prévoient de signer avec leurs futurs employés. Plus de la moitié des recrutements envisagés le seraient en contrats durables (CDI ou CDD de six mois ou plus). Là encore, il s'agit d'une nette progression, de 6,4% par rapport à 2017.

L’Industrie et la construction décollent

Cette enquête, véritable outil pour connaitre les opportunités du marché du travail, a été envoyée à 2,3 millions d'établissements. Près de 450.000 entreprises ont répondu au Credoc. Et selon l’expérience de 2017, 80% des recruteurs qui avaient annoncé avoir une intention d’embauche ont effectivement recruté au moins un salarié l’an dernier.
Pour 2018, 25,9% des entreprises interrogées cette année prévoient d’embaucher, soit une hausse de 3,5 points par rapport à l’an dernier.
“Nous entrons dans un cycle plus pérenne, où la confiance est réellement revenue. La reprise est durable", a assuré Jean Bassères. Une fois n’est pas coutume, les grosses entreprises de plus de 200 employés enregistrent une hausse de 25% des intentions d’embauche. Les TPE restent cependant celles qui ont le plus de projets d’embauche avec 44,2%.
Comme ces dernières années, c’est toujours le secteur des services qui est la principale locomotive puisqu'il concentre les deux tiers des intentions : +13% pour les services aux particuliers, +22% pour les services aux entreprises. Le véritable boom vient de deux secteurs déjà bien engagés en 2017 : la construction avec +37%, après +22,7% l'an dernier ; l'industrie avec 22%, après 8,7% en 2017, où certains métiers bien spécifiques se montrent particulièrement dynamiques comme la fabrication de matériel de transport (+49,7%) et la métallurgie (46,1%). Le commerce se porte bien également avec une hausse de 22% d’intentions d’embauche, notamment dans la réparation et le commerce automobile (+30,8% par rapport à 2017).
A noter, le surcroit d’activité ponctuel reste le principal motif de recrutement pour près d’un établissement sur deux.

Les grandes métropoles, l’Arc atlantique et le sud-est sont toujours en tête de gondole

Comme l’an dernier et sans surprise, les projets de recrutement les plus importants se trouvent dans les régions densément peuplées et possédant de grands pôles urbains. Ainsi, l’Ile-de-France est le territoire où les intentions d’embauches sont les plus élevées (17,8%), suivie de la région Auvergne-Rhône-Alpes (12,6%) puis de Provence-Alpes-Côte d’Azur (10,6%). Mais plusieurs territoires, moins attendus, marquent une forte hausse de projets de recrutement par rapport à 2017 : les Hauts-de-France, avec près de 30% d’augmentation, les Pays de la Loire (+26,7%) et la Normandie (+24,5%). Les régions toujours à la traine restent les DOM et la Corse (2,6% pour les DOM et 0,9% pour la Corse)

Revers de la médaille : les difficultés de recrutement

Corollaire de cette hausse, les employeurs anticipent encore plus que l’an dernier des difficultés de recrutement : la part de projets "difficiles" s'établit à 44,4%, contre 37,5% l'an dernier. Particulièrement dans les secteurs de la construction et de l’industrie (entre 8 et 10 points de plus que l’an dernier). Un problème que ces secteurs avaient déjà rencontré à un niveau encore plus élevé en 2008, juste avant la crise.
Tous ces établissements ont besoin d’une main d’oeuvre bien particulière. Quinze métiers sont particulièrement recherchés dans l’industrie et dans le bâtiment : couvreurs, zingueurs, chaudronniers, serruriers et forgerons, plombiers-chauffagistes, mais aussi ingénieurs, dessinateurs en travaux publics, chefs de chantiers, tout cela en lien avec la forte progression du nombre de projets dans cette branche. Les métiers liés à la santé ou l’aide à la personne sont aussi très demandés. Sans parler des conducteurs routiers qui font partie des métiers pour lesquels les difficultés anticipées ont progressé de près de 19 points par rapport à 2017. Et c’est en Bretagne, en Auvergne-Rhône-Alpes et dans les Hauts-de-France que l’on ressent le plus ces tensions, notamment en raison d’un faible de taux de chômage.

La formation : grande solution aux problèmes

D'après les entreprises interrogées, ces métiers souffrent d'une inadéquation des profils et/ou d'une pénurie de candidats. “D’où l’importance de la réforme de la formation”, a souligné le directeur général de Pôle Emploi. Pour près de 80% des établissements, la solution est en effet la formation. Pour y répondre, Pôle emploi propose toujours 4.300 conseillers spécifiques "mobilisés" pour répondre aux besoins des entreprises, de l’immersion professionnelle, des visites sur les sites, des outils numériques et nouveauté : autant de services ciblés sur les TPE notamment, mettant l'accent sur les compétences recherchées davantage que sur le diplôme. "Les employeurs doivent parfois accepter des profils différents tout en mettant en place des actions de formation", a détaillé Jean Bassères. Pôle emploi mise en outre sur le numérique : au-delà des actions déjà mises en oeuvre l’an dernier comme les mini-sites web dédiés aux entreprises, l’opérateur public va déployer 3.000 des 10.000 formations aux métiers du numérique du Plan d’investissement dans les compétences (PIC) mis en place par le gouvernement.

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