Eurostat - Le nombre de primo-demandeurs d'asile en Europe a chuté de moitié en 2017

Découvrez comment nous collectons, nous utilisons, nous traitons vos données en lisant notre Politique de protection des données à caractère personnel et notre mention d'information complète sur le traitement.

Envoyer à un contact

Vos coordonnées

Coordonnées de votre/vos contact(s)

*Champs obligatoires.

Les données à caractère personnel recueillies à partir du Site sont traitées par la Caisse des Dépôts selon les dispositions légales et réglementaires applicables et conformément à notre Politique de protection des données à caractère personnel, que nous vous recommandons vivement de prendre connaissance à https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Page/Donnees-personnelles.
En effet, le document de Politique de protection des données à caractère personnel de la Caisse des Dépôts complète la présente mention d'information.
Les données à caractère personnel collectées via le présent formulaire en ligne sont destinées à être utilisées par la Caisse des Dépôts. Elles seront également rendues accessibles à nos prestataires techniques, pour les stricts besoins de leur mission.
Les données seront collectées et utilisées à des fins de d'information et d'accompagnement des acteurs territoriaux dans le cadre de nos missions d’intérêt public. Les données à caractère personnel sont également utilisées pour mieux vous connaître et nous permettre ainsi de personnaliser notre communication et participer à l'amélioration de nos services.
Lors de ce traitement, un certain nombre de données à caractère personnel sont demandées à la Caisse des Dépôts. La communication des informations identifiées par un astérisque (*) est obligatoire et conditionne le traitement de votre demande. Les réponses aux autres questions sont facultatives.
Vos données sont susceptibles d'être conservées pendant une durée de trois (3) années à compter de leur collecte ou du dernier contact avec nous.

Certains pays connaissent une hausse du nombre des primo-demandeurs d'asile en 2017, comme la France avec 91.000 demandes et une progression de 19%
© Eurostat | Certains pays connaissent une hausse du nombre des primo-demandeurs d'asile en 2017, comme la France avec 91.000 demandes et une progression de 19%

Alors que le projet de loi "pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif" doit être examiné en première lecture à l'Assemblée nationale à la mi-avril (voir notre article ci-dessous du 26 février 2018) et que le Journal officiel a publié la loi du 20 mars 2018 permettant une bonne application du régime d'asile européen (voir notre article ci-dessous du 16 février 2018), les chiffres dévoilés par Eurostat sur la demande d'asile en Europe ne manqueront pas d'être commentés. Portant sur l'année 2017, ils montrent en effet un très fort recul du nombre de primo-demandeurs d'asile enregistrés dans les pays de l'UE.

650.000 primo-demandeurs au lieu de 1,2 million

L'an dernier, 650.000 primo-demandeurs d'asile ont ainsi introduit une demande de protection internationale dans les Etats membres de l'Union européenne (UE), soit presque deux fois moins qu'en 2016 (1.206.500 primo-demandeurs). Le chiffre enregistré en 2017 ramène la demande d'asile à un niveau proche de celui de 2014 (563.545 demandeurs), donc avant la crise migratoire de 2015 (1.257.610 demandeurs cette année là). Eurostat rappelle au passage que les 649.855 primo-demandeurs d'asile de 2017 représentent 0,12% de la population de l'UE.
En dépit du recul spectaculaire enregistré en 2017, il restait néanmoins 927.000 demandes d'asile en instance à la fin de l'année, soit un chiffre légèrement inférieur à celui de la fin de 2016 (1.094.100 demandes en instance). En outre, cette tendance d'ensemble recouvre des évolutions très divergentes. Ainsi, les pays qui avaient connu les plus fortes progressions du nombre de demandeurs d'asile connaissent en 2017 une forte décélération. C'est notamment le cas de l'Allemagne - passée en un an de 722.000 à 198.000 primo-demandeurs (-73%) -, de l'Autriche (-44%), de la Suisse (-36%), du Royaume Uni (-15%), de la Hongrie (-89%) ou de la Bulgarie (-82%). L'essentiel de la baisse constatée dans l'UE provient donc de l'Allemagne.

Des évolutions très contrastées selon les pays

A l'inverse, d'autres pays connaissent une hausse du nombre des primo-demandeurs d'asile. C'est notamment le cas de la France, avec 91.000 demandes et une progression de 19% (voir notre article ci-dessous du 8 janvier 2018), mais aussi de l'Espagne (+96%), du Portugal (+46%) ou de la Grèce (+14%).
Deux pays, l'Allemagne (198.000 primo-demandeurs) et l'Italie (126.650), représentent néanmoins à eux seuls la moitié des nouvelles demandes enregistrées l'an dernier. Comme en 2016, la France figure au troisième rang en valeur absolue. En termes de primo-demandeurs par million d'habitants, elle occupe toutefois le onzième rang européen, derrière la Grèce, Chypre, le Luxembourg, l'Islande, Malte, l'Autriche, l'Allemagne, l'Italie, la Suisse et la Suède.
En termes de pays d'origine, les zones de conflit continuent de prédominer, avec la Syrie (16% du total), l'Irak (7%) et l'Afghanistan (7%°). Viennent ensuite le Nigéria, le Pakistan, l'Erythrée, l'Albanie, le Bangladesh, la Guinée et l'Iran.
Une infographie interactive proposée par Eurostat met en évidence les trois principaux pays d'origine des primo-demandeurs d'asile dans chaque Etat de l'UE, mais aussi la répartition des primo-demandeurs entre les pays de l'UE. Il apparaît ainsi que 99% de primo-demandeurs d'asile haïtiens en Europe choisissent la France. C'est aussi le cas de 31% des primo-demandeurs arméniens, de 56% des Congolais ou de 32% des Algériens. Une situation qui s'explique par les liens linguistiques, historiques et culturels. En revanche, il est plus surprenant de constater que 52% des primo-demandeurs albanais choisissent la France, de même que 56% des Angolais.


Pour aller plus loin

Lire aussi