Sports - Le Parlement adopte la loi Olympique sur fond d'incertitudes économiques

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Equipements olympiques
© IAU-IDF | Equipements olympiques

Jeudi 15 mars, un jour après l'Assemblée nationale, le Sénat a adopté à son tour les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi relatif à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Le texte est donc désormais définitivement adopté.
La loi comprend quatre séries de mesures : d'abord celles permettant d'assurer le respect des stipulations du contrat de ville-hôtesse ; ensuite, celles relatives à l'aménagement, à l'urbanisme, à l'environnement et au logement ; puis celles relatives à la sécurité ; enfin, celles relatives à l'éthique et à l'intégrité.
Le texte issu de la commission mixte paritaire a par ailleurs repris les principales propositions du Sénat telles que la simplification des procédures de mise en accessibilité des métros franciliens et marseillais, l'assainissement de la Seine, la protection des marques olympique et paralympique et l'amélioration des procédures de participation du public en amont des Jeux.
Cette adoption intervient dans un contexte incertain pour le financement des Jeux de Paris 2024. Un rapport des inspections générales des Finances (IGF) et de la Jeunesse et des Sports (IGJS) et du Conseil général de l'environnement et du développement durable (Cgedd), commandé par le gouvernement, pointe en effet des risques sur les délais et les coûts des travaux à réaliser sur les sites des Jeux olympiques.
Ce document intermédiaire laisse planer le doute sur la capacité à tenir le budget actuel,de 6,8 milliards d'euros, dont 1,5 milliard de financement public (un milliard pour l'Etat, 500.000 euros pour les collectivités territoriales).
Parmi les risques encourus, les inspecteurs pointent le village olympique, situé sur les communes de Saint-Denis, Saint-Ouen et l'Île-Saint-Denis, qui devra loger environ 10.000 athlètes avant d'être reconverti en quartier de 3.000 logements. En raison de la présence sur place d'un chantier du Grand Paris Express, d'une zone de risques archéologiques, d'un lycée et d'un foyer de travailleurs migrants, la libération du terrain est jugée "incertaine" et fait peser sur ce chantier "un risque majeur sur les délais".

"Arbitrages difficiles" en vue

Autres problèmes pointés : les sites olympiques des communes du Bourget et de Dugny (Seine-Saint-Denis), dont le centre et le village des médias ainsi que les terrains de volley-ball et badminton. Ici, ce sont les risques de dépassement budgétaire qui sont relevés. Problème : la remise en cause de ces projets mettrait à mal un point-clé de la candidature parisienne, l'héritage territorial. Le village des médias doit en effet être reconverti en nouveau quartier et une passerelle au dessus de l'autoroute à proximité des sites de volley-ball est prévue pour désenclaver Dugny. Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, a réagi : "Nous ne sommes pas dans la République des inspecteurs des finances. Le projet qui a fait le succès de la candidature ne peut pas être dénaturé."
Autre sonnette d'alarme tirée par les inspecteurs : le "dérapage très important" prévu pour le centre aquatique de Saint-Denis. Le rapport parle de 250 millions d'euros au lieu des 130 millions prévus. Là aussi, dans un département sous-équipé en piscines, cet équipement a été présenté comme un futur héritage des Jeux pour le territoire.
La ministre des Sports Laura Flessel a réagi en affirmant qu'elle saurait "prendre les décisions qui s'imposent pour concilier héritage et maîtrise des coûts après [s]'être entretenue avec les élus locaux et les acteurs concernés", avant d'ajouter que des "arbitrages difficiles" étaient nécessaires, qui pourraient remettre en cause "des engagements formels pris avec certaines communes". Un projet final sur l'organisation de Jeux de 2024 doit être remis au Comité international olympique (CIO) en juin.
 

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