Harcèlement sexuel dans les transports - Campagne d'information et numéro d'alerte en Ile-de-France

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affiche campagne de lutte contre le harcèlement sexuel dans les transports
© www.iledefrance.fr/ | affiche campagne de lutte contre le harcèlement sexuel dans les transports

En Ile-de- France, 43% des agressions graves à l’encontre des femmes sont commises dans les transports en commun et les gares. Par ailleurs, selon une enquête de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut), la quasi-totalité des femmes ont subi au moins une forme de harcèlement dans les transports (lire ci-dessous notre article du 8 septembre 2017). Pour s'attaquer au problème, la région Ile-de-France, Ile-de-France Mobilités, la SNCF et la RATP ont lancé ce 5 mars une campagne de communication visant à "libérer la parole des femmes" confrontées au harcèlement sexuel, sensibiliser les témoins généralement passifs et punir les "prédateurs".

Numéro d'alerte unique

Un numéro d'alerte unique pour tous les transports en commun de la région - 3117 par téléphone, 31177 par SMS et l'application 3117 - s'affiche à l'occasion de cette vaste campagne de communication prévue jusqu'au 27 mars, par le biais de milliers de panneaux, dépliants, messages sur les écrans numériques d'informations, agents sur le terrain, etc. Les numéros d'appel, aisément utilisables, géolocalisent la victime et déclenchent une intervention des agents, 24h sur 24 et 7 jours sur 7.
La campagne qui proclame "Ne minimisons jamais le harcèlement sexuel. Victimes ou témoins, donnez l'alerte !", met en scène plusieurs femmes seules qui tiennent une barre de métro, menacées dans un environnement naturel par un requin, un loup ou un ours. Depuis lundi soir, un dispositif d'arrêt à la demande, entre deux arrêts de bus, est par ailleurs expérimenté sur plusieurs lignes en Seine-Saint-Denis et à Melun (Seine-et-Marne).

"Sanctionner les prédateurs"

La campagne est "un peu choc pour faire ressentir la peur qu'ont les femmes quand elles sont dans les transports en commun. Ce ne sont pas les hommes qu'on stigmatise, ce sont les prédateurs", a indiqué devant la presse Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France et d'IDF Mobilités, en présentant la campagne aux côtés de la PDG de la RATP, Catherine Guillouard, et d'Alain Krakovitch, directeur du Transilien (SNCF), qui en sont partenaires.
L'objectif est de "libérer la parole, inciter à témoigner et sanctionner les prédateurs", a ajouté Valérie Pécresse, "sur le harcèlement, c'est vraiment l'omerta, les femmes le subissent mais c'est compliqué d'aller le dénoncer. C'est là-dessus que comptent les prédateurs", a insisté l'élue francilienne.
L'initiative a été saluée par Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes, qui a estimé dans un communiqué que les collectivités aux compétences transports "ont un rôle majeur à jouer dans l'abaissement du seuil de tolérance de la société au harcèlement de rue en général et dans les transports en particulier".

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