Violences contre les femmes : "la honte doit changer de camp", déclare Gérard Collomb

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Gérard Collomb, ministre d'État, ministre de l'Intérieur
© @gerardcollomb | Gérard Collomb, ministre d'État, ministre de l'Intérieur

Le ministre de l'Intérieur a annoncé lundi vouloir faciliter les prises de plainte et améliorer l'accueil des femmes victimes de violences sexuelles ou sexistes. Il a par ailleurs confirmé l'idée d'une amende de 90 à 750 euros contre le "harcèlement de rue", comme cela a été proposé dans un rapport parlementaire, la semaine dernière.

Seulement 15% de femmes victimes de violences sexuelles ou sexistes portent plainte, a regretté lundi le ministre de l'Intérieur, annonçant vouloir faire en sorte que "la honte puisse changer de camp". Il faut "tout faire pour faciliter la prise de plainte", ce qui passe "par la multiplication des canaux de prise en compte de la parole des victimes", a-t-il insisté, en clôture d'un colloque sur "L'action du ministère de l'Intérieur dans l'accueil et la prise en charge des femmes victimes de violence", le 5 mars à Beauvau.
En cas de viol, "nous devons être capables de prendre systématiquement leur plainte dès l'hôpital pour éviter un déplacement supplémentaire", a-t-il dit.
Par ailleurs, "une plateforme de signalement des violences sexuelles" sera lancée dans les "toutes prochaines semaines". Elle sera "disponible en ligne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7".
"Il ne s'agira pas d'un portail Internet de dépôt de plainte mais bien d'un tchat qui permettra aux victimes d'entrer en relation avec des professionnels spécialement formés, pour connaître les démarches à suivre et, le cas échéant, bénéficier d'un rendez-vous dans un commissariat ou dans une gendarmerie", a précisé le ministre.
Dans le cadre de la police de sécurité du quotidien, le ministre entend aussi généraliser dans les départements et les régions les "solutions innovantes" d'accueil des victimes. "Face au phénomène des violences sexuelles et sexistes, les policiers, les gendarmes, ne doivent pas se trouver seuls pour accueillir des femmes souvent traumatisées, qui ont besoin d'une réelle prise en charge psychologique", a-t-il développé.
Le ministre a par ailleurs confirmé le principe d'une amende allant de 90 à 750 euros pour le "harcèlement de rue", tel que proposé la semaine dernière dans un rapport parlementaire remis au gouvernement. "Le gouvernement retiendra le principe de cette infraction forfaitisée qui permettra à nos forces de sécurité de sanctionner fortement et rapidement les auteurs de tels actes", a déclaré Gérard Collomb.
Le ministre a aussi confirmé que, pour les crimes sexuels contre les mineurs de moins de quinze ans, le délai de prescription passerait de vingt à trente ans, comme l'avait annoncé le président de la République le 25 novembre, à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
 

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