Rénovation énergétique : l'UFC-Que choisir réclame une meilleure protection du consommateur

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© M. Gaillard / Rea |

L'UFC-Que choisir a présenté ce 7 février une nouvelle étude sur les démarchages abusifs liés aux travaux de rénovation énergétique des logements. L’association de défense des consommateurs affirme avoir constaté de nombreux abus en dépit des progrès instaurés par la loi Hamon de 2014. "Censée renforcer les protections des consommateurs sollicités par des démarcheurs, elle a failli à mettre un terme à l'essor des aigrefins du secteur", estime-t-elle.
Au vu de l'analyse détaillée de 392 litiges postérieurs à 2015, dont 309 relatifs à des démarchages à domicile, elle constate que les "manoeuvres nocives de certains professionnels, qui ciblent notamment les consommateurs les plus vulnérables, perdurent". Sur ces 309 cas, l'UFC a constaté des pratiques commerciales trompeuses (29%), des obstacles au droit de rétractation légal (22%), une livraison incomplète des travaux (26%) et la difficulté de faire reconnaître l'insuffisance des performances (16%).

L'éco-PTZ insuffisamment diffusé

Elle s'étonne en outre de voir que les travaux de rénovation énergétique ont été "quasi exclusivement financés" par un prêt à la consommation standard, à un taux de crédit allant de 3,9% à 5,8% dans le cadre d'un démarchage, alors que plus d'un tiers des dossiers auraient pu être financés par l'éco-prêt à taux zéro. Lancé par l'Etat en 2009 et accordé sans conditions de ressources, l'éco-PTZ "finance soit des bouquets de travaux, soit des travaux permettant d'atteindre une performance énergétique globale minimale", et va jusqu'à 30.000 euros, rappelle l'UFC. Or cette "solution financièrement avantageuse pour les consommateurs" est peu diffusée par les établissements bancaires : seuls 22.000 ont été distribués en 2016, contre 79.000 en 2010.
Par ailleurs les banques financent des prestations très coûteuses : les consommateurs ayant opté pour une installation photovoltaïque standard lors d'un démarchage, ont déboursé en moyenne 30.000 euros, soit près de deux fois plus qu'un devis classique. Et il arrive que ces projets d'installations solaires soient "irréalistes" tant "au regard des tarifs pratiqués par les prestataires" que de "leur zone d'implantation", un ensoleillement insuffisant ne permettant pas de rentabiliser l'investissement.

"Rétablir la confiance"

L'association appelle en conséquence l'Etat à "créer un cadre juridique qui responsabilise aussi bien les professionnels que les établissements bancaires, pour rétablir la confiance des consommateurs dans les travaux de rénovation énergétique". Elle souhaite aussi que les prestations proposées ne puissent être financées par une banque que si elles sont validées, en amont et en aval des travaux, par un expert indépendant.

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