En bref - Gérard Collomb propose aux élus un "pacte girondin" de la sécurité


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Le ministre de l'Intérieur a annoncé, jeudi 9 novembre, qu'il nommerait "dans les prochains temps, des parlementaires en mission" afin de réfléchir à une meilleure articulation entre forces de sécurité, polices municipales et agents de sécurité privée. "Nous voulons travailler à un meilleur équilibre, à une meilleure coopération entre les différents acteurs du monde de la sécurité", a-t-il déclaré en ouverture des "états généraux de la sécurité locale", organisés par La Gazette des communes et réunissant des élus et des acteurs locaux, à Paris. Reprenant l'expression utilisée par le président de la République pendant sa campagne, Gérard Collomb a appelé à un "pacte girondin" de la sécurité. "Je crois qu'il faut qu'en matière de sécurité, nous soyons aussi capables de porter ensemble un pacte girondin", a-t-il dit, appelant à "faire bouger le curseur par rapport aux responsabilités de l'Etat et à celles des collectivités locales" afin de "ne pas concevoir la sécurité comme une simple émanation de l'Etat mais bien d'essayer d'avoir ensemble 'une coproduction' d'un panel de plus en plus en large d'acteurs". Le ministre de l'Intérieur entend ainsi renforcer la coopération entre les forces de sécurité et les 21.000 policiers municipaux et les 9.000 agents de sécurité sur la voie publique. Un renforcement qui vient de se traduire récemment en matière de sécurité routière par la publication d'un décret du 3 novembre. Ce sera aussi l'un des enjeux de la police de sécurité du quotidien qui sera mise en place à titre expérimental à compter de janvier 2018 et pour laquelle une grande consultation vient d'être lancée. L'ancien maire de Lyon qui avait fait de la prévention de la délinquance l'une de ses priorités a salué la professionnalisation des polices municipales au cours des dernières années, "en particulier dans les grandes villes". Cette "coproduction" vise aussi les agents de sécurité privée "devenus indispensables pour tous les grands événements", a insisté le ministre, rappelant qu'ils ont été inclus dans la loi renforçant la lutte contre le terrorisme afin qu'ils puissent procéder à des palpations sous le contrôle d'un OPJ dans ce cadre. Il a aussi souligné le besoin de "penser leur professionnalisation".
Les attentats ont montré que "l'Etat ne peut plus agir seul" et qu'il a "plus que jamais besoin des acteurs locaux", a par ailleurs affirmé le ministre. A cet égard, il envisage une nouvelle application des conseils de quartiers, basée sur "une politique de voisinage" et avec des "référents" en commissariat ou en gendarmerie, "de manière à pouvoir détecter et informer dès qu'un fait nouveau se produit et qu'un changement doit apparaître".
 

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