La ville de Paris présente un nouveau Plan Climat en 500 mesures


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Pic de pollution sur Paris et l'Ile-de-France, d'indice très élevé de l'air aux particule fines, à l'ozone et au dioxyde d'azote
© P. Allard / Rea | Pic de pollution sur Paris et l'Ile-de-France, d'indice très élevé de l'air aux particule fines, à l'ozone et au dioxyde d'azote

La ville de Paris a présenté ce 7 novembre son nouveau Plan Climat qui comprend 500 mesures dans de nombreux domaines (bâtiments, transports, énergie, alimentation, déchets, cadre de vie, déchets, etc.). L'objectif de la collectivité est de tracer une trajectoire vers la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Diviser par deux la consommation énergétique de la capitale d'ici 2050, s'approvisionner à 100% en énergies renouvelables, éco-rénover 1 million de logements : la mairie de Paris a présenté ce 7 novembre son nouveau Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET), avec l'ambition pour la capitale de devenir une ville neutre en carbone en 2050.
Ce plan compte au total 500 mesures, parmi lesquelles l'objectif, déjà annoncé il y a quelques semaines, d'atteindre zéro véhicule diesel dans la capitale à l'horizon 2024, et zéro véhicule essence à l'horizon 2030. "C'est une visée dont on pense qu'elle est tout à fait réalisable", a déclaré Célia Blauel, adjointe à la maire de Paris chargée des questions d'environnement. Une réflexion sera aussi menée sur "l'avenir du boulevard périphérique", avec par exemple "l'idée de réserver une voie aux véhicules de covoiturage", et un travail sera mené avec la métropole sur la mise en place d'une "zone de circulation restreinte" à l'échelle de la métropole, a expliqué l'élue. Paris a aussi l'ambition de devenir une capitale "100% cyclable" dès 2020.

Rénovation énergétique des 110.000 immeubles parisiens

Parmi les mesures touchant à l'énergie et aux bâtiments, la ville propose de produire localement 20% d'énergie renouvelable (en développant les toitures et les centrales solaires, la géothermie) et de réduire de 20% la précarité énergétique dont souffrent 77.000 ménages parisiens, via un "Pacte territorial de lutte" élaboré d'ici 2020. Pour diviser par deux sa consommation énergétique, la capitale se donne comme défi majeur la rénovation des 110.000 immeubles parisiens d'ici 2050.
Dès 2018, elle s'engage à poursuivre le financement de la rénovation de 4.500 logements par an en portant l'objectif de gain énergétique moyen à 60%. En 2020, elle compte accélérer le rythme de rénovation des logements sociaux pour atteindre 5.000 logements par an et un gain énergétique moyen de 60%, "ce qui nécessitera notamment que les capacités d'investissement des bailleurs soient garanties par l'Etat", souligne-t-elle. Il est aussi prévu de rénover 50 millions de m2 de commerces, bureaux, hôtels, et établissements publics d'ici 2050. D'ici 2030, la ville s'engage à rénover ses équipements les plus énergivores parmi lesquels 300 écoles, 40 collèges et 15 piscines pour une diminution de 40% des consommations énergétiques du parc municipal. Elle compte aussi créer des éco-quartiers neutres en carbone, à l'instar du projet urbain de Saint-Vincent-de-Paul, dans le 14e arrondissement.

Plus de rues végétalisées

Dans le domaine de l'alimentation, la ville veut promouvoir "l'évolution vers un régime alimentaire flexitarien" (moins tourné vers la viande mais plus sur les végétaux) et soutenir l'objectif de 20% de surfaces agricoles utiles biologiques en Ile-de-France en 2030 et 30% en 2050. Le plan comporte aussi des mesures pour l'amélioration du cadre de vie comme la multiplication des rues apaisées et végétalisées dans tous les arrondissements d'ici à 2020. D'ici 2050, l'objectif est d'atteindre 40% du territoire en surfaces perméables végétalisées – il est ainsi prévu de "débitumer" les cours d'école, par exemple. Pour 2050 toujours, la ville affiche aussi l'objectif "zéro déchet non valorisé". En 2020, la pose de de 1.000 stations Trilib' est prévue et la collecte des déchets alimentaires sera généralisée. Les chantiers vont aussi être incités à s'engager dans une logique d'économie circulaire : la moitié d'entre eux devront atteindre l'objectif "zéro déchet enfoui" en 2030 et la totalité en 2050.

Un Plan soumis à consultation publique

Sur les 500 mesures du plan, seules environ 70 relèvent de l'action de la ville de Paris. "40 sont de l'ordre du plaidoyer" pour "appeler les pouvoirs publics à prendre les mesures nécessaires" vers la transition énergétique, et "le reste dépend d'une action conjointe de la ville et des territoires", a précisé Célia Blauel.
Le nouveau Plan sera présenté au Conseil de Paris des 20, 21 et 22 novembre prochains. Il fera ensuite l'objet d'une consultation publique de décembre à février, pour "recueillir les avis des habitants, de la métropole, de la région et de l'Etat. Il sera présenté une seconde fois en Conseil de Paris en mars 2018 pour son adoption finale.

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