Lancement d'une campagne pour plus de bio dans les cantines scolaires

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Repas bio dans les cantines scolaires de Cesson, Seine-et-Marne
© B. Fenouil / Rea | Repas bio dans les cantines scolaires de Cesson, Seine-et-Marne

L'ONG Agir pour l'Environnement, la fédération de parents d'élèves FCPE, la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) et la Ligue de l'Enseignement ont appelé ce 13 septembre les parents d'élèves à interpeller élus locaux et responsables scolaires pour obtenir plus d'aliments bio dans les cantines scolaires. Dans le cadre d'une campagne baptisée "Des cantines bio, j'en veux !", ces organisations invitent à réclamer au moins 20% de bio via des mails déjà rédigés à envoyer aux établissements scolaires, notamment via un site, www.macantine.bio .
Sur les 11 millions de repas servis chaque jour en restauration collective, dont 7 millions dans les cantines scolaires, environ 3% des aliments sont issus de l'agriculture bio, ont-elles rappelé. Un article de la loi Egalité et Citoyenneté définitivement votée par le Parlement en décembre 2016 obligeait la restauration collective publique à inclure dans la composition des repas "20% de produits issus de l'agriculture biologique ou de surfaces agricoles en conversion" au bio, mais il a été censuré par le Conseil constitutionnel.
"Il y a une réelle demande de la part des parents", a affirmé la présidente de la FCPE, Liliana Moyano, au cours d'une conférence de presse. "Nous avons la capacité de fournir" suffisamment de produits bios, a assuré Jean-Paul Gabillard, secrétaire national de la Fnab. Sur 1,5 million d'hectares en bio, 400.000 suffisent pour atteindre les 20% dans les cantines scolaires, a-t-il dit.
La nutritionniste Valérie Jacquier, du collectif Les pieds dans le plat, a insisté sur "la supériorité nutritionnelle des produits bio", rappelant que "le repas à la cantine est censé couvrir 40% des besoins journaliers des enfants". 20% de bio, "c'est le pain, une crudité et un fruit. C'est très peu et facile à atteindre", a-t-elle affirmé.
Selon un sondage Ifop réalisé pour Agir pour l'Environnement, 86% des personnes interrogées se déclarent favorables à une loi imposant de servir au moins 20% d'aliments bios et locaux dans les restaurants collectifs d'ici à 2022, a indiqué Stéphen Kerckhove, délégué général de cette organisation.
"D'année en année, il y a une demande de plus en plus forte des parents d'élèves et des citoyens", a-t-il dit, espérant que le message "sera entendu aux Etats généraux de l'alimentation".

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