Ouragan Irma : l'AMF appelle les communes à la solidarité


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Baie Nettlé après le passage de l'ouragan Irma, Saint-Martin, le 6 septembre 2017
© L. Chamoiseau / Rea | Baie Nettlé après le passage de l'ouragan Irma, Saint-Martin, le 6 septembre 2017

L’Association des maires de France (AMF) a appelé ce 6 septembre les communes à "contribuer et relayer les appels aux dons" en faveur des victimes de l'ouragan Irma qui a entraîné des dégâts considérables dans les îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Les maires de métropole et d’outre-mer "tiennent à témoigner leur solidarité aux habitants et apporter leur plein soutien à l’ensemble des élus des collectivités territoriales" des deux îles, écrit l’association dans un communiqué.  Elle "invite les communes et les intercommunalités de France à contribuer et relayer les appels aux dons pour secourir les victimes d’Irma", "via les ONG déjà mobilisées sur place : Protection-civile.org et Croix-rouge.fr ". L’AMF demande par ailleurs la création urgente "d'un fonds de soutien spécifique afin d’aider à la reconstruction des équipements publics essentiels à la population, et invite les communes et intercommunalités qui le souhaiteraient à y contribuer".

Bilan provisoire

L'ouragan Irma a fait au moins neuf morts, sept disparus et 112 blessés dans les îles françaises des Caraïbes, selon un dernier bilan provisoire donné vendredi 8 septembre à la mi-journée par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Toutes les personnes décédées ont été tuées dans les deux îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, dévastées par cet ouragan d'une intensité sans précédent, a-t-on précisé au ministère. "Mais ce bilan reste à prendre avec beaucoup de précaution parce que nous pouvons découvrir un certain nombre de victimes que nous n'avions pas vues jusqu'à présent", a souligné le ministre devant la presse au ministère.Le précédent bilan gouvernemental de ce cyclone avait fait état jeudi de quatre morts.
"Notre priorité numéro un est toujours de secourir les populations et de rétablir l'ordre" parce qu'après le passage du cyclone "ont eu lieu un certain nombre de scènes de pillages", d'où la nécessité de "projeter un certain nombre de forces de l'ordre" sur place pour en éviter d'autres, a ajouté Gérard Collomb.
Au total, 455 membres des forces de sécurité sont en cours d'acheminement, selon lui, sur l'île de Saint-Martin, "et un nouveau contingent de 187 personnes va arriver dans les heures qui viennent, avant l'arrivée du cyclone Jose" qui se rapproche de la même zone. Avec ces déploiements, "les problèmes de maintien de l'ordre devraient être réglés", a estimé le ministre.

Mobilisation de l'Union européenne

L’Union européenne a annoncé de son côté jeudi qu’elle mobilisait ses instruments de réponse d’urgence. Le système européen de cartographie satellite Copernicus a été activé à la demande de la France et les satellites du même nom ont fourni des cartes à la Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Des images satellites provenant du système Copernicus ont déjà été fournies récemment aux Etats-Unis, lors de l’ouragan Harvey. En outre, une équipe d'experts humanitaires de la Commission est présente à Haïti et en République dominicaine et du personnel supplémentaire est prêt à être déployé dans la zone en cas de besoin. Le centre de coordination de la réaction d’urgence de la Commission, actif 24h/24 et 7j/7, a contacté les pays participant au Mécanisme de protection civile de l’UE et est prêt à apporter l'assistance requise. Le bureau régional d'aide humanitaire de la Commission à Managua (Nicaragua), qui agit comme centre de coordination pour la région des Caraïbes, est pleinement opérationnel pour coordonner tout type d'assistance qui se révélerait nécessaire, ont affirmé les autorités de Bruxelles. Le fonds de solidarité de l’UE pourrait aussi être mobilisé, afin de soutenir les efforts de reconstruction sur le terrain.