Accessibilité et sécurité dans les transports : la région Ile-de-France met les bouchées doubles

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© Laurent Grandguillot / Rea |

Le 6 septembre, lors de la conférence de presse de rentrée de Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France, l'accent a été mis sur deux chantiers majeurs de sa politique en matière de transport public : l'accessibilité du réseau et la sécurité des usagers.

En finir avec "le sous-investissement de ces dernières années, financer de nouvelles lignes et stations de transports en commun, et accélérer sur les enjeux d'accessibilité pour tous au réseau avec aussi davantage de moyens pour la sécurité". Lors de sa conférence de presse de rentrée, le 6 septembre, Valérie Pécresse a fait le point sur la politique transport qu'elle mène à la tête de la plus peuplée des régions françaises.

Accessibilité : améliorer l'information

Le conseil régional planche sur l'amélioration de son service de recherche d'itinéraires Vianavigo. Pour l'enrichir avec des données fiables et utiles, un "laboratoire d'innovation" a été mis sur pied cet été. Il associe les associations d'usagers, les opérateurs et les élus locaux. Le but est que ce portail intègre plus de données qui aident les personnes en situation de handicap à prévoir et effectuer des déplacements. La prochaine version de cet outil intégrera, en outre, plus d'itinéraires vélo et des solutions de covoiturage.

Quatre Franciliens sur dix à mobilité réduite

"Le renfort massif de l'offre de transports publics est notre priorité, plus de 150 trains neufs ou rénovés sur les 700 commandés ont été mis en circulation sur neuf lignes depuis l'an dernier", chiffre Valérie Pécresse. Ces rames mieux conçues intègrent les problématiques à l'accessibilité. "Car quatre Franciliens sur dix sont à mobilité réduite. Le handicap est un enjeu de la mobilité francilienne !", appuie Pierre Deniziot, délégué en charge du handicap au sein du conseil régional. Les efforts portent sur la signalétique et le déploiement de systèmes d'information visuels ou sonores. "Par exemple dans le bus ou tramway pour annoncer la station suivante. Ces progrès ne profitent d'ailleurs pas qu'à une seule catégorie d'usagers mais bien à tous", poursuit-il. Pour faciliter la maintenance en gare des ascenseurs et escalators, la téléopération (contrôle à distance) sera généralisée d'ici 2018.

Des services révisés

Autre annonce, un élargissement du champ des bénéficiaires du service de "transport scolaire adapté". Ce service spécifique de transport de porte à porte pour les élèves et étudiants handicapés est désormais accessible à "tous les élèves, apprentis et étudiants concernés dans la région, soit 10.000 élèves". Une refonte du service public de transport collectif et d'accompagnement à la demande PAM (Pour Aider à la Mobilité) est également en vue. "Une concertation est en cours afin d'améliorer ce service", confirme Pierre Deniziot. Cette concertation associe les élus départementaux – le service PAM est piloté à leur échelon – les associations d'usagers et Ile-de-France Mobilités (anciennement Stif). Principal point faible du réseau actuel, son hétérogénéité marquée. "Il faut harmoniser les pratiques et services, d'où ce dialogue déjà bien entamé", complète cet élu par ailleurs maire-adjoint de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Sécurité : priorité aux moyens humains

Un éclairage a aussi été apporté sur la politique régionale de sécurité dans les transports. Evoquée par la nouvelle P-DG du groupe RATP, Catherine Guillouard, fin juillet, lors d'une audition parlementaire (voir notre article dans l'édition du 27 juillet 2017), une vague de recrutement d'agents de sécurité est lancée. Ile-de-France Mobilités finance près de 700 effectifs pour gonfler les rangs présents à la RATP (bus de nuit) et à la SNCF (Transilien). "Point dont nous sommes particulièrement fiers, la grande couronne n'a pas été oubliée puisque 200 agents de sûreté vont être recrutés pour les réseaux de bus Optile. Les premiers arrivent pour cette rentrée. Cela a un coût : dix millions d'euros sur quatre ans", précise Stéphane Beaudet, vice-président du conseil régional en charge des transports. Ce maire LR de Courcouronnes (Essonne) ajoute qu'une vingtaine de brigades de cyno-détection seront déployées d'ici la fin de l'année. La SNCF finance l'initiative sur trois ans à hauteur de deux millions d'euros. Ile-de-France Mobilités ajoute quatre millions d’euros. "Un train perturbé en heure de pointe par un colis abandonné met deux à trois heures pour retrouver une situation normale. Avec une équipe de cyno-détection, le délai d'intervention suite à une alerte est considérablement réduit. La levée de doute ne prend que cinq à quinze minutes", ajoute Stéphane Beaudet. Enfin pour rendre plus efficace le dispositif et la coordination entre l’ensemble des acteurs concernés, la mise en place en 2019 d’un centre de coordination opérationnel de sûreté unique est aussi prévue.

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