La préparation de la carte scolaire 2017-2018 n'échappe pas aux remous

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illustration fermeture de classe
© REA | illustration fermeture de classe

Les conseils départementaux de l'Education nationale, dans lesquels siègent les collectivités, préparent les cartes scolaires de la prochaine rentrée des classes. Classes supprimées, classes gagnées, les négociations sont parfois rudes. La ministre de l'Education nationale a rappelé le principe qui doit guider les recteurs : "prendre en compte, en priorité, la situation sociale et scolaire des écoles et des établissements".

"La répartition des postes doit prendre en compte, en priorité, la situation sociale et scolaire des écoles et des établissements." C'est "le principe" que Najat Vallaud-Belkacem a rappelé le 7 février aux recteurs réunis à Paris, alors que se préparent, en conseil départemental de l'Education nationale (CDEN), les cartes scolaires de l'année 2017-2018. La presse quotidienne régionale (PQR), comme tous les ans, rend compte et fait les comptes des postes gagnés, des postes perdus, des négociations et des pressions, pour les postes dans le premier degré. Ce mardi 7 février, on peut par exemple lire :
18 postes supplémentaires pour la Drôme, 1 pour l’Ardèche - www.ledauphine.com
PARIS : moins d’élèves mais plus de profs dans les écoles parisiennes - www.leparisien.fr
16 ouvertures et 33 fermetures de classes en Eure-et-Loir à la rentrée - www.lechorepublicain.fr
Asnelles : plus d’école à la rentrée, la faute à l’intercommunalité ? - france3-regions.francetvinfo.fr
Levernois : la fermeture d’une classe coûtera cher à la commune - www.bienpublic.com
Parents et enseignants manifestent devant le rectorat de Nice contre la nouvelle carte scolaire - www.nicematin.com .
Epoisses : la colère monte face au risque de fermeture de classe - www.bienpublic.com
Mayenne : à Craon, des parents d’élèves manifestent contre la fermeture d’une classe - france3-regions.francetvinfo.fr
Fermetures de classes à Soyaux : les parents d’élèves appellent à boycotter les cours aux écoles Herriot et Freinet - www.charentelibre.fr .

A noter également, cet article du 2 février dernier : Manche : à Sainte-Mère-Eglise, des parents d’élèves séquestrent la directrice d’école dans son bureau - www.lamanchelibre.fr

Plusieurs bonnes nouvelles étaient parues le 3 février :
Seine-et-Marne : 90 nouveaux enseignants et 259 élèves en plus à la rentrée prochaine - www.leparisien.fr
Dans l’Orne, autant d’enseignants mais 500 élèves en moins - www.ouest-france.fr
Carte scolaire de la Vienne : 24 fermetures de classes et 36,5 ouvertures - www.centre-presse.fr

Aux recteurs, ce mardi 7 février, Najat Vallaud-Belkacem a rappelé que dans le premier degré, "la priorité au primaire n’est pas un vain mot : c’est une réalité qui doit être vécue, au quotidien, dans les établissements de vos académies". "Vous devez également renforcer les moyens du remplacement" et "doter chacune des écoles de l'éducation prioritaire qui ne le sont pas encore, d'un 'maître plus' ", a ajouté la ministre de l'Education nationale. Concernant la scolarisation des moins de 3 ans, "nous devons prolonger nos efforts, dans ce domaine : cela passe, notamment, par le partenariat avec les CAF et les mairies. Relancez-le, renforcez-le, partout où cela est nécessaire", a-t-elle exigé. Et puis, "là où les Rased sont incomplets, je vous demande de recréer des postes".
La ministre a aussi donné des précisions sur le calendrier des conventions ruralité. "Il est souhaitable que les 100 postes mis en réserve pour la rentrée prochaine soient distribués dès le début du mois de mars. Aussi je vous demande de faire remonter à mon cabinet et à la DGESCO les nouvelles signatures de conventions d'ici la fin du mois de février".

450 nouveaux postes pour les "lycées les plus fragiles"

Najat Vallaud-Belkacem a en réalité plus ou moins repris les grands objectifs de la rentrée 2017 qu'elle avait exposés lors de ses vœux aux recteurs le 10 janvier (voir notre article ci-dessous).
Pour le second degré, elle a ainsi évoqué la mise en œuvre du plan "500 nouvelles formations en lycée professionnel", qualifié de "chantier stratégique pour l’enseignement professionnel et ses enjeux, auxquelles nous devons dédier 1.000 postes supplémentaires". A ce propos, la ministre a salué "le travail effectué avec les conseils régionaux : il a été de qualité, et il a été constructif, tant sur la carte des formations que sur celle plus spécifique des 500 nouvelles formations". La ministre est satisfaite : "la carte des 500 nouvelles formations reflète aussi bien la priorité donnée aux métiers en tension qu’aux métiers et filières en forte évolution et impactées par le numérique".
Elle a également confirmé "l'appui aux lycées les plus fragiles, dont ceux relevant aujourd'hui d'un label de l'éducation prioritaire avec les 450 nouveaux postes à répartir comme je l’ai indiqué dans les lycées généraux et technologiques et les lycées professionnels les plus défavorisés".
Elle a félicité les recteurs en reconnaissant "à quel point vous vous êtes emparés avec intelligence du plan d’action décrochage", rappelant que "nous sommes, pour la première fois, passés sous les 100.000 décrocheurs". Nouvel objectif : "Nous pouvons, dès la rentrée 2017, passer sous les 80.000", soit "entre 3 et 5 élèves supplémentaires par lycée."

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