Environnement - Transition énergétique : l'Assemblée nationale adopte le projet de loi en nouvelle lecture

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L'Assemblée nationale a adopté mardi 26 mai en nouvelle lecture le projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, avec 308 voix contre 217 et 31 abstentions, un vote proche de celui intervenu en première lecture. Tous les groupes de gauche, excepté celui du Front de Gauche (qui s'est abstenu), ont voté pour ce texte qui va faire de la France "un pays exemplaire", à quelques mois de la conférence sur le climat organisée à Paris en décembre, selon la formule de la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, à l'issue du scrutin. Dans les rangs socialistes, quatre députés ont voté contre, principalement les élus chevènementistes, en désaccord sur le nucléaire, et deux ont opté pour l'abstention, notamment l'ex-ministre de l'Écologie Delphine Batho. La droite s'est, elle, partagée entre un rejet unanime de l'UMP, vent debout contre la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production énergétique française à l'horizon 2025, et une majorité d'abstentions dans les rangs de l'UDI.

Qualifié de "texte de réchauffement politique avec les écolos" par le porte-parole des députés socialistes Hugues Fourage, ce projet de loi a été raillé par l'UMP comme une illustration des "noces des écologistes avec les socialistes en prévision du prochain remaniement gouvernemental". Texte "historique", s'est félicité avant même le vote l'écologiste Denis Baupin, soulignant que "le pays le plus nucléarisé au monde, la France, va décider de réduire d'un tiers son parc nucléaire". Plus mesurée, Cécile Duflot a assuré dans l'hémicycle du plein soutien des écologistes, mais a plaidé pour que "le pays passe à la vitesse supérieure" et aille au "100% renouvelable". Outre une centaine de mesures "touchant la vie quotidienne", les radicaux de gauche ont apprécié la "méthode" Royal, qui n'a cessé d'insister sur la "co-construction" notamment avec les parlementaires.Tous contre en première lecture, les députés du Front de Gauche ont penché pour l'abstention, vu "quelques avancées" et "l'importance des objectifs affichés", même si leur chef de file André Chassaigne a déploré un "dépeçage de la production énergétique dans le pays".
A droite, l'UMP, vent debout contre les dispositions sur le nucléaire et "un décalque approximatif du modèle allemand" fatal à une filière française, a voté quasi "unanimement contre" un texte de "trahison énergétique" et aux objectifs "irréalistes", a lancé Julien Aubert. L'UDI a un peu durci sa position par rapport à la première lecture, avec moins d'abstentions (16 au lieu de 25) et plus de contre (12 contre 5). "Très très petit texte", avec "quelques avancées" et "des objectifs souhaitables" mais "flou le plus total" sur le financement, a justifié Bertrand Pancher.
Le projet de loi va désormais repartir devant les sénateurs, avant son adoption définitive par les députés, qui ont le dernier mot, avant la trêve estivale ou la rentrée.
 


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