Travail / Territoires - Télécentres : des effets positifs aussi pour les collectivités

Découvrez comment nous collectons, nous utilisons, nous traitons vos données en lisant notre Politique de protection des données à caractère personnel et notre mention d'information complète sur le traitement.

Envoyer à un contact

Vos coordonnées

Coordonnées de votre/vos contact(s)

*Champs obligatoires.

Les données à caractère personnel recueillies à partir du Site sont traitées par la Caisse des Dépôts selon les dispositions légales et réglementaires applicables et conformément à notre Politique de protection des données à caractère personnel, que nous vous recommandons vivement de prendre connaissance à https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Page/Donnees-personnelles.
En effet, le document de Politique de protection des données à caractère personnel de la Caisse des Dépôts complète la présente mention d'information.
Les données à caractère personnel collectées via le présent formulaire en ligne sont destinées à être utilisées par la Caisse des Dépôts. Elles seront également rendues accessibles à nos prestataires techniques, pour les stricts besoins de leur mission.
Les données seront collectées et utilisées à des fins de d'information et d'accompagnement des acteurs territoriaux dans le cadre de nos missions d’intérêt public. Les données à caractère personnel sont également utilisées pour mieux vous connaître et nous permettre ainsi de personnaliser notre communication et participer à l'amélioration de nos services.
Lors de ce traitement, un certain nombre de données à caractère personnel sont demandées à la Caisse des Dépôts. La communication des informations identifiées par un astérisque (*) est obligatoire et conditionne le traitement de votre demande. Les réponses aux autres questions sont facultatives.
Vos données sont susceptibles d'être conservées pendant une durée de trois (3) années à compter de leur collecte ou du dernier contact avec nous.

Des salariés moins stressés et plus concentrés sur leur travail, des entreprises plus performantes, des territoires plus attractifs et des économies pour tout le monde. Le télétravail a de l'avenir, soutient la Caisse des Dépôts qui a diffusé en avril 2014 une étude sur les externalités des télécentres. Menée par une équipe de chercheurs de l'ENS Cachan et du cabinet de conseil PMP, l'analyse entend démontrer de façon objective l'intérêt individuel et collectif de ces nouvelles manières de travailler. Transports et environnement, santé et bien-être des travailleurs, gains de productivité pour les entreprises… tout est passé au crible, avec une conclusion claire : "les externalités du télétravail en télécentre sont positives pour l'ensemble des acteurs".
Du positif d'abord pour les premiers concernés, avec une réduction du temps de transport estimé à 73 minutes par jour télétravaillé. Les télétravailleurs gagnent du temps, de la qualité de vie et du pouvoir d'achat. Pour les entreprises ensuite, l'étude identifie une hausse globale de leur production de 13% du fait d'une baisse de l'absentéisme, d'une augmentation du volume d'heures travaillées et d'une amélioration de la productivité journalière.

Facteur d'attractivité pour les territoires

Quant à l'impact pour la collectivité publique, l'étude la mesure à l'appui d'un modèle de projection économétrique sur la base d'un "scénario de développement relativement prudent" pour 2025. Avec 21% de télétravailleurs parmi les actifs (contre 12 à 17% aujourd'hui) dont 1,5% dans un tiers lieu (autre que le domicile), les économies réalisées au niveau national seraient de l'ordre de 500 millions d'euros par an. Ce montant comprend aussi bien des économies "tangibles" réalisées du fait de la diminution des déplacements (entretien des routes par exemple) que des "externalités monétarisées". Les externalités collectives, intégrant la réduction des accidents de la route et de la pollution, sont ainsi chiffrées à 100 millions d'euros.
Dans le scénario envisagé, certaines collectivités bénéficieraient des effets liés à la mise en place de 438 nouveaux télécentres dans les 20 premières agglomérations françaises : 56 habitants et neuf emplois supplémentaires en moyenne par commune concernée par une implantation, ainsi que 57.000 euros d'impact économique et 50.000 euros de recettes fiscales. De quoi motiver les communes qui hésiteraient à tenter l'aventure.  

Des télécentres dans les banlieues

Malgré de telles perspectives, les hésitations sont aujourd'hui bien réelles, notamment du côté des entreprises. Ces dernières se déclarent davantage prêtes à favoriser le télétravail si leurs salariés peuvent travailler dans un lieu dédié. Le domicile comme unique lieu de télétravail serait pourtant plébiscité par près de 80% des télétravailleurs, selon l'étude, tandis qu'une minorité alternerait entre leur domicile et un tiers lieu.
Le tiers lieu, c'est cette troisième catégorie un peu fourre-tout qui n'est ni l'entreprise, ni le domicile : les espaces de co-working, les centres d’affaires et même les bibliothèques et les cafés. Ou les télécentres. Ces derniers sont définis comme "des espaces dédiés à l’accueil de tout type de télétravailleur dans des conditions professionnelles, situés au plus proche des habitations dans les banlieues et les couronnes périurbaines des grandes agglomérations". De l'aveu même des chercheurs, "le télécentre tel qu’envisagé par l’étude n’existe quasiment pas".
Pour le département Développement numérique des territoires de la Caisse des Dépôts, c'est la juste localisation des télécentres, à proximité des habitations, qui permettra de donner un vrai coup d'accélérateur au télétravail. Actuellement, l'offre de lieux, davantage pensée pour les indépendants, se trouve essentiellement au cœur des agglomérations.

Caroline Megglé 


Un cadre juridique clair, des négociations longues
Le télétravail bénéficie en France d'un cadre juridique récemment clarifié, salue l'étude. D'une part, la loi "Warsmann" de mars 2012 a stabilisé une définition légale du télétravail, inscrite dans le code du travail. A la même période, la loi "Sauvadet" sur la précarité dans la fonction publique a introduit la possibilité pour les fonctionnaires de télétravailler. Toutefois, la "grande autonomie" laissée aux parties prenantes dans la mise en œuvre des accords de télétravail aboutit souvent à "un processus relativement long", lié à la négociation des conditions, avec éventuellement une phase d'expérimentation. Moins de 5% des agents publics français pratiquent le télétravail.   
 C.Me.

Pour aller plus loin

Lire aussi