Insertion - Le RSA ne dissuade pas les jeunes de 25 ans de travailler

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Dans le dernier numéro de sa revue "Economie et Statistique" - largement consacré au RSA -, l'Insee publie un article traitant d'une question récurrente : "Le RMI et son successeur le RSA découragent-ils certains jeunes de travailler ? Une analyse sur les jeunes autour de 25 ans". Menée par un chercheur de l'Insee et un autre de l'Ecole d'économie de l'université d'Aix-Marseille, ce travail apporte une réponse claire - et négative - à la question.

La question récurrente des "trappes à inactivité"

L'étude s'appuie sur le fait que la France est l'un des seuls pays de l'OCDE à avoir instauré une barrière d'âge à l'accès au RMI ou au RSA. Sauf quelques cas particuliers - comme une charge de famille -, il faut en effet avoir 25 ans pour prétendre au bénéfice de ces prestations. Dans le cadre de la réflexion générale sur "les trappes à inactivité", la question se pose donc de savoir si les jeunes sans emploi approchant cet âge sont incités à préférer l'inactivité afin de bénéficier du RSA.
Pour répondre à cette question, les deux chercheurs ont mené leur étude au moyen d'une analyse par discontinuité (repérage des ruptures) sur les enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2011. Celles-ci permettent en effet d'obtenir des estimations précises des taux d'emploi par âge des jeunes célibataires sans enfant et peu qualifiés.
Il ressort de ces travaux - même s'il est difficile de faire la part de l'impact de la conjoncture économique selon les périodes considérées - qu'il n'apparaît pas "de rupture dans les taux d'emploi à 25 ans pour l'ensemble des jeunes sans enfant, ce qui indique que le RMI et le RSA n'ont pas d'effet désincitatif marqué sur l'emploi des jeunes autour de cet âge".

Un léger effet désincitatif qui disparaît avec le RSA

Pour être plus précis, les deux chercheurs observent bien un "léger effet désincitatif" sur les premières années de la période étudiée - donc dans une période plutôt porteuse en termes d'emploi -, mais cet effet "n'est plus repérable" à partir de 2008 et plus encore après la mise en place du RSA en 2009. Autre bémol : s'il n'existe pas d'effet désincitatif sur l'emploi à temps plein, il n'en va pas tout à fait de même pour l'emploi à temps partiel. Sur les années 2004-2009 - donc sous le régime du RMI - les deux chercheurs observent en effet une "discontinuité assez forte" à 25 ans sur l'emploi à temps partiel, qui ne s'explique pas par une montée parallèle de l'emploi à temps plein.
Les jeunes les moins qualifiés (ayant au plus le BEPC) semblent également sensibles à un léger effet désincitatif autour de 25 ans, mais uniquement au début de la période étudiée (2004-2005 pour les hommes et 2004-2007 pour les femmes). Cet effet disparaît ensuite, en particulier après la mise en place du RSA.
La conclusion s'impose donc d'elle-même : "L'effet désincitatif du RMI sur l'emploi des jeunes célibataires sans enfant autour de 25 ans pour la période 2004‐2009 semble très faible et circonscrit à une population spécifique (jeunes célibataires sans enfant et non diplômés). Ce léger "effet RMI" disparaît complètement avec l'arrivée du RSA, qui n'a donc aucun effet désincitatif notable sur les jeunes de 25 ans. En revanche, les deux chercheurs "n'observent pas d'effet ré‐incitatif majeur imputable au passage au RSA", ce qui peut s'expliquer par l'arrivée de la crise économique de 2008-2009.


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