Les signataires de "l'appel de Bobigny" demandent que l'éducation soit la priorité des politiques publiques


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42 organisations du monde éducatif et 35 municipalités - dont Paris, Lille et Dijon - ont signé le 19 octobre "l'appel de Bobigny", texte qui souhaite faire de l'éducation "la priorité des politiques publiques". La réflexion qui a débuté en janvier 2009, lors des assises de Rennes, s'est poursuivie lors des assises de l'Education à Paris en juin 2009 puis à Bobigny en juin 2010. Cinq "objectifs prioritaires" ressortent de l'appel parmi lesquels la complémentarité d'un "service public fort". Il s'agit de "mobiliser avec ce projet éducatif global toutes les ressources éducatives des territoires et de l'école, à travers l'articulation des objectifs nationaux avec les projets éducatifs des établissements d'enseignement et des institutions culturelles publiques, et ceux des territoires". "L'éducation et l'accès aux connaissances se jouent aussi en dehors de l'école. Il faut donc assurer la cohérence éducative entre tous les acteurs", ajoutent les auteurs du texte qui défendent également "un service public de formation professionnelle, unifié dans ses objectifs d'accès de tous et de chacun à la qualification et à la sécurisation des parcours".
Concernant les rythmes scolaires, l'appel propose un "cadre national" qui "prenne en compte les préconisations de l'Académie de médecine à propos de l'école primaire", notamment "alléger la journée", "adapter le travail scolaire aux temps favorables aux apprentissages", "refuser la semaine actuelle de 4 jours" (lire notre article ci-contre). A propos de l'éducation des enfants jusqu'à 6 ans, les signataires proposent de mettre en place "une charte de qualité nationale (et même européenne) portant sur la qualification des professionnels, les normes des locaux, l'exigence de projet social et éducatif pour chaque établissement et chaque territoire, l'exigence d'articulation et de coopération entre les professionnels de la petite enfance et de l'école maternelle autour d'un passage progressif à l'école, en fonction des intérêts de l'enfant, l'exigence de la prise en compte de la personnalité globale de l'enfant et sa qualité de vie". Les organisations demandent que cette charte ait "une valeur réglementaire". Enfin, l'appel réclame "un plan national de cinq ans visant à répondre au besoin de 300.000 places d'accueil collectif pour les 0-3 ans". Les signataires estiment que l'investissement nécessaire est de l'ordre de dix milliards d'euros sur cinq ans, à partager entre l'État, les collectivités territoriales, et les entreprises. "En termes de fonctionnement, le coût supplémentaire de 300.000 places est de l'ordre de 4,5 milliards d'euros", précisent-ils.
"Pour atteindre les cinq objectifs prioritaires, nous demandons une véritable priorité à l'éducation reconnue dans une loi d'orientation et de programmation pluriannuelle pour l'enfance et la jeunesse", résume l'appel de Bobigny.

 

Catherine Ficat avec AEF

 

 


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