Accord dans l'UE pour un objectif de 32% d'énergies renouvelables d'ici à 2030

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Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil ont conclu ce 14 juin un accord fixant à 32% la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d'ici à 2030, avec un objectif d'élimination progressive de biocarburants comme l'huile de palme en Europe.

Au moins 32% de la consommation finale brute de l'UE en 2030, avec une clause de révision à la hausse d'ici 2023 : c'est la part d'énergie produite à partir de sources renouvelables fixée dans l'accord provisoire conclu ce 14 juin par les négociateurs du Parlement européen et du Conseil. "Les deux colégislateurs ont décidé de mettre en œuvre le principe de 'l'efficacité énergétique d'abord', c'est-à-dire de donner la priorité, dans toutes les décisions en matière de planification énergétique, de politique et d'investissement, à des mesures visant à rendre la demande et l'offre d'énergie plus efficaces", a souligné le Parlement européen dans un communiqué.

Haro sur l'huile de palme

Pour rendre le secteur des transports plus "propre", "une part minimale d'au moins 14% du carburant doit provenir de sources renouvelables d'ici à 2030", selon l'accord. Les biocarburants dits de première génération, qui reposent sur les cultures vivrières, "doivent être plafonnés aux niveaux de 2020 (avec 1% supplémentaire) et ne doivent en aucun cas dépasser 7% de la consommation finale du transport routier et ferroviaire", a précisé le Parlement européen dans son communiqué. La part des biocarburants avancés et du biogaz doit quant à elle représenter au moins 1% en 2025 et au moins 3,5% en 2030. Parmi les biocarburants de cultures vivrières, certains comme l'huile de palme "seront progressivement éliminés", prévoit l'accord, en raison notamment de la déforestation provoquée par sa production. Cette élimination se fera "par un processus de certification (...) qui devra être mis en place", selon le Parlement. "L'objectif de ne plus importer de produits comme le soja ou l'huile de palme, s'ils contribuent à la déforestation, est totalement cohérent avec la déclaration de New York sur les forêts, dans laquelle nous nous étions engagés dès 2014, aux côtés de pays comme l'Indonésie, à stopper totalement la déforestation en 2030", s'est félicité le ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot, en prenant acte de "cette avancée" dans un communiqué.
"Nous avons découragé les investissements dans la nouvelle production de biocarburants à base de cultures vivrières et nous avons fait pression pour le développement et l'utilisation de biocarburants avancés", s'est réjoui jeudi le rapporteur du texte pour le Parlement, le socialiste José Blanco Lopez. L'eurodéputée française Karima Delli (Verts) a souligné que l'accord avec les Étatss membres prévoyait une sortie progressive des agrocarburants de première génération "seulement d'ici 2030", alors que le Parlement avait demandé "une sortie de l'huile de palme dans les transports à partir de 2021". "Malheureusement, derrière la promesse d'énergies renouvelables (...) plane encore trop souvent la menace d'énergies sales et voire encore plus polluantes que le diesel fossile", a-t-elle estimé, faisant allusion aux agrocarburants issus d'huile de palme, mais aussi de soja ou de colza. Elle a appelé la France à "prendre toutes les dispositions qui s'imposent pour stopper les importations d'huile de palme et encourager au maximum les agrocarburants issus de déchets et du recyclage".

L'autoconsommation d'énergies renouvelables encouragée

L’accord obtenu le 14 juin entérine en outre le droit à l'autoconsommation, pour les citoyens, les coopératives et les collectivités, autrement dit le droit de produire, consommer, stocker et vendre leur propre énergie renouvelable, ce qui met fin de fait aux sanctions qui pouvaient peser sur les consommateurs. Il reconnaît aussi le rôle de coopératives citoyennes d’énergies renouvelables. Les Étatss membres devront notamment garantir aux consommateurs "une rémunération pour l'électricité renouvelable autoproduite qu'ils injectent dans le réseau".
L’accord provisoire doit désormais recevoir l’approbation des ministres de l’UE et des eurodéputés. Il pourra ensuite entrer en vigueur 20 jours après la date de publication au Journal officiel de l’UE. Les États membres devront inclure les nouveaux éléments de la directive en droit national d’ici le 30 juin 2021.

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