3.200 agents chargés de traquer les incivilités à Paris

Découvrez comment nous collectons, nous utilisons, nous traitons vos données en lisant notre Politique de protection des données à caractère personnel et notre mention d'information complète sur le traitement.

Envoyer à un contact

Vos coordonnées

Coordonnées de votre/vos contact(s)

*Champs obligatoires.

Les données à caractère personnel recueillies à partir du Site sont traitées par la Caisse des Dépôts selon les dispositions légales et réglementaires applicables et conformément à notre Politique de protection des données à caractère personnel, que nous vous recommandons vivement de prendre connaissance à https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Page/Donnees-personnelles.
En effet, le document de Politique de protection des données à caractère personnel de la Caisse des Dépôts complète la présente mention d'information.
Les données à caractère personnel collectées via le présent formulaire en ligne sont destinées à être utilisées par la Caisse des Dépôts. Elles seront également rendues accessibles à nos prestataires techniques, pour les stricts besoins de leur mission.
Les données seront collectées et utilisées à des fins de d'information et d'accompagnement des acteurs territoriaux dans le cadre de nos missions d’intérêt public. Les données à caractère personnel sont également utilisées pour mieux vous connaître et nous permettre ainsi de personnaliser notre communication et participer à l'amélioration de nos services.
Lors de ce traitement, un certain nombre de données à caractère personnel sont demandées à la Caisse des Dépôts. La communication des informations identifiées par un astérisque (*) est obligatoire et conditionne le traitement de votre demande. Les réponses aux autres questions sont facultatives.
Vos données sont susceptibles d'être conservées pendant une durée de trois (3) années à compter de leur collecte ou du dernier contact avec nous.

© @Anne_Hidalgo |

La brigade anti-incivilités de Paris est à présent au complet. Composée depuis un an de 1.300 agents, elle se voit renforcée de 1.900 agents autrefois personnels de la préfecture de police de Paris. La plupart (1.841 agents) ont intégré le personnel municipal au 1er janvier, s’ajoutant à une soixantaine d’autres arrivés dès le mois de juillet 2017. Soit un total de 3.200 agents municipaux qui chaque jour sont désormais chargés de traquer les indélicats qui jettent leurs mégots par terre, se garent n'importe où ou font du bruit la nuit. Le transfert des agents de la préfecture est une conséquence directe de la loi relative au statut de Paris et à l’aménagement métropolitain (28 février 2016) qui "va permettre à la ville de rentrer dans le droit commun, en récupérant des compétences qui étaient jusque-là exercées de façon dérogatoire par l’Etat", se félicite la mairie de Paris, dans un communiqué du 9 janvier. Cette loi confère à la ville de Paris "des pouvoir et des responsabilités, comparables à ceux des autres maires de France", dans des domaines tels que "la circulation et le stationnement, les nuisances sonores et olfactives d’origine professionnelle, la lutte contre l’habitat indigne, les affaires funéraires, la police des baignades, la délivrance des titres d’identité".
L’ensemble de ces agents municipaux sont principalement rattachés à la direction de la prévention, de la sécurité et de la prévention, mais aussi la direction de la voirie et des déplacements et la direction de la démocratie, des citoyennes et des territoires.

"La sanction fait partie de la pédagogie"

Ce ne sont pas des policiers municipaux en tant que tels mais des "ambassadeurs du vivre-ensemble", dont la mission est d'"améliorer la vie des habitants", a souligné le maire de Paris Anne Hidalgo, lors de la cérémonie d’accueil des nouveaux agents, le 9 janvier, à l’hôtel de ville. La brigade incivilités est une version à grande échelle de ce que la municipalité LR de Cannes a elle-même mis en place depuis 2014 autour d’environ 350 agents (voir ci-dessous notre article du 8 mars 2016).
A Paris, jeter un mégot par terre, uriner sur un coin de mur, abandonner un sac poubelle peut valoir à son auteur 68 euros. L’ardoise se monte à 1.500 euros pour une entreprise qui se débarrasse de ses gravats sur la voie publique. Mais "la sanction fait partie de la pédagogie", a déclaré Anne Hidalgo. Avec la mise en place de la brigade en 2017, les amendes infligées aux indélicats ont déjà plus que doublé (+146%). Le cap symbolique du 100.000e PV dressé a été franchi début décembre.
Dans le détail, entre janvier et novembre, les verbalisations pour jets de mégots ont flambé de 1.216%, avec 21.784 amendes. Les dépôts sur la voie publique ont bondi de 207%, avec 39.482 amendes, et les épanchements d’urine de 160% (4.963 amendes).

Lire aussi