Quartiers anciens dégradés : Saint-Denis signe la première convention PNRQAD


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Le secrétaire d'Etat au logement, Benoist Apparu, a assisté jeudi 14 octobre à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à la signature de la première convention du programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD). Ce document définit les opérations à mener, et précise les obligations de chacun des partenaires et le calendrier de réalisation des travaux (voir le document en téléchargement ci-contre). Sont signataires : l'Etat (représenté par le préfet de Seine-Saint-Denis), l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), l'Agence de l'habitat (Anah), la Caisse des Dépôts, la communauté d'agglomération Plaine commune, la commune de Saint-Denis, Action logement (1%) ainsi qu'une société publique locale d'aménagement créée pour la mise en oeuvre des opérations.
Le projet a quatre objectifs principaux : lutter contre l'habitat indigne, maintenir une diversité sociale au centre-ville, instaurer ou préserver une mixité entre emploi et habitat, et préserver l'identité bâtie du centre-ville. La société d'aménagement devrait démolir 94 logements, en construire 188 et en réhabiliter une cinquantaine. Elle devrait également livrer 600 m2 de commerces. Des opérations de voierie et d'aménagement sont également prévues.
Le périmètre du projet a naturellement été adapté aux enveloppes disponibles : au total, autour de 50 millions d'euros devraient être consacrés à la réhabilitation de deux quartiers du centre-ville sur la période 2010-2017. Ce budget fait de Saint-Denis l'un des plus gros projets PNRQAD du territoire. Curieusement, la somme apportée par l'Etat et ses agences n'est pas la même dans le discours du maire de Saint-Denis (15 millions d'euros) que dans celui du secrétaire d'Etat au Logement (19 millions d'euros). Benoist Apparu prévoit 9 millions d'euros de l'Anru (pour les infrastructures), entre 7.5 et 9 millions de l'Anah (crédits de droit commun ciblés sur une Opah-RU et une opération de résorption de l'habitat insalubre), et 1,9 million d'euros d'aides à la pierre provenant du budget de l'Etat (pour la réalisation de logements sociaux). De leur côté, la ville et la communauté d'agglomération apporteront une somme de l'ordre de 21 millions d'euros. Les 10 derniers millions proviendront des autres partenaires.
Les prochaines signatures de conventions pourraient avoir lieu à la fin de l'année. Mais avant de signer, les 25 villes bénéficiaires de crédits d'investissement ont besoin de connaître le niveau des subventions Anru. Cette enveloppe a en effet un impact direct sur l'ampleur des opérations qui pourront être conduites. En juillet dernier, l'Anru a distingué quelques projets très importants à instruire au niveau national - dont fait partie Saint-Denis -, les autres dossiers étant traités directement avec les préfets, délégués de l'agence dans le département.

 

Hélène Lemesle 

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