Communication communale - Baromètre 2015 de la communication locale : radioscopie d'une "évolution latente"

Publié le 06/10/2015

La quatrième édition de l'étude Epiceum-Harris révèle des Français friands d'information provenant de leur collectivités territoriales. Sans pour autant être satisfaits pleinement de la qualité de la couverture dans les domaines les plus complexes.

"Riche, intéressant, ludique" mais aussi "peu ciblée, ennuyante [sic], peu utile". Telles sont les expressions venues spontanément à l'esprit des Français interrogés sur la communication produite par leurs collectivités (villes, intercommunalités, départements, régions) dans le cadre de l'enquête 2015 du Baromètre Epiceum – Harris Interactive de la communication locale, dont les résultats ont été dévoilés le 1er octobre au siège de l'Association des maires de France (AMF).

Le papier domine toujours… pour le moment

Les Français seraient friands d'information locale : en 2015, un habitant consulte en moyenne huit supports différents. Le magazine de la collectivité reste le média favori. Près de huit sondés sur dix (79%) déclarent le lire souvent ou occasionnellement. Un résultat toutefois en baisse de dix points par rapport à la première enquête (2009), tandis que la part d'utilisateurs de sites internet des collectivités grimpe à 61% durant la même période. Ces sites font désormais jeu égal avec les chaînes de télévision régionales, en net recul. Corrélés à l'essor des pages non-officielles des villes sur les réseaux sociaux, ces résultats démontrent, pour les auteurs de l'étude, une "évolution latente dans les habitudes des citoyens en matière d'information locale".

Une information multiple et pourtant incomplète

Si une majorité estime recevoir suffisamment d'informations concernant "les loisirs, la culture (69%), ou bien encore la vie associative (62%)", il n'en va pas de même sur les sujets techniques, questions d'ordre économique et budgétaire et surtout grands projets du territoire : transports, logement, aménagement. Les répondants se retrouvent pour déplorer le millefeuille "éditorial" : un sur deux estime que les différentes informations reçues de la part de leurs collectivités donnent une vision brouillée de l'action des collectivités dans leur territoire. Pour les auteurs, "la clarification des différents émetteurs et supports de la communication territoriale, le fait de la rendre plus lisible, apparaît comme un levier essentiel et transversal pour la profession des communicants publics".

Typologie de lecteurs

L'étude classe les Français en trois catégories, en fonction du nombre moyen de supports utilisés pour s'informer sur la vie locale : les "loco'distants" (28%) utilisent au plus un support ; les "loco'médians" (42%), deux ou trois supports. Enfin, 30% des Français seraient des "loco'vores". Ils lisent davantage de supports émis par les collectivités que la moyenne. 99% lisent les journaux des collectivités et 97% consultent leurs sites internet. "Résultat : ils se sentent mieux informés que les autres sur la plupart des sujets testés et jugent plus important l'impact de l'information des collectivités sur leur vie quotidienne."

Laurent Terrade

Les Français divisés sur le mode de choix du nom des nouvelles régions
Interrogés, dans le cadre de l'enquête 2015 du Baromètre Epiceum, sur la manière dont les noms des nouvelles régions devraient être déterminés, les Français se montrent peu enthousiastes quant à une solution consistant à demander aux nouveaux conseillers régionaux de les choisir (14%). En revanche, ils apparaissent très divisés entre les deux autres solutions proposées : 42% souhaiteraient conserver le nom des anciennes régions séparés par un tiret, alors que la même proportion accorde sa préférence à un changement de nom décidé par les citoyens eux-mêmes au cours d'une consultation.
L.T.

 


Pour aller plus loin

Lire aussi