Politique de la ville - Une norme encadre désormais le métier de médiateur social


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"La médiation sociale fait office de passerelle entre des mondes différents qui ne se côtoient pas ou plus, qui ne se comprennent pas ou plus." Dans un document diffusé le 19 janvier, le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET) a annoncé la publication, fin 2016, de la première norme destinée à reconnaître et encadrer le métier de médiateur social. Portée par l'Association française de normalisation (Afnor), le CGET et le secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR), en lien avec des employeurs tels que des bailleurs sociaux, des associations et des collectivités locales, l'élaboration de cette norme a eu pour but de répondre "à un besoin récurrent de clarification du champ de la médiation sociale, de ses conditions d’exercice
 et de son articulation avec les autres métiers 
du travail social".

12.000 médiateurs sociaux dont 4.000 adultes-relais

Chargés de recréer du lien entre les habitants et les institutions, en particulier dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, de prévenir et de gérer les conflits et de faciliter l'accès aux droits, les médiateurs sociaux sont aujourd'hui 12.000 – dont un tiers en contrat adultes-relais - à exercer. Souvent issus des quartiers dans lesquels ils interviennent, ces spécialistes de la relation travaillent forcément avec les professionnels du travail social, de l'éducation, de la prévention, du transport, du logement…
En soulignant les spécificités de la médiation sociale – et notamment "deux principes directeurs : 'aller vers' les populations sans attendre d’être sollicité ; et 'faire avec', c’est-à-dire redonner aux acteurs le pouvoir d’agir sans prendre leur place" -, la norme peut contribuer à davantage de reconnaissance de cette pratique qui, selon le CGET, "parce qu’elle nécessite un processus d’adhésion et de choix, [peut] réussir là où d’autres formes d’intervention ont échoué".

Le processus de certification est opérationnel

Les entités employant des médiateurs sociaux peuvent désormais s'engager dans un processus de certification afin de donner "une garantie de qualité aux partenaires et commanditaires de la médiation sociale". "L'Etat, à travers le CGET, prendra sa part dans les coûts générés", avait promis Hélène Geoffroy, secrétaire d'Etat chargée de la ville, en octobre dernier (voir notre article du 19 octobre 2016).
Avec la future loi Egalité et Citoyenneté, la médiation sociale sera en outre prochainement inscrite dans le code de l'action sociale et des familles. Pour le CGET, ces marques de reconnaissance sont de nature à permettre un "déploiement élargi de la médiation sociale dans les territoires".


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