Climat - Territoires et COP 21 : mobilisation et détermination au rendez-vous


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Top départ pour la conférence mondiale sur le climat. Cette 21e conférence des parties (COP 21) se tient du 30 novembre au 11 décembre. Près de 40.000 participants sont attendus sur deux sites : Paris-le Bourget et le Grand Palais. Outre le sommet des "1.000 maires" pour le climat, organisé le 4 décembre en marge de la conférence, les collectivités ont voix au chapitre à travers divers événements. Le point sur les principaux d'entre eux.

Une présence en nombre des acteurs et gouvernements locaux et régionaux est attendue à la COP 21 qui se tient du 30 novembre au 11 décembre. Et c'est important qu'elle le soit, insiste le réseau Cités et gouvernements locaux unis (CGLU), "afin de montrer qu'ils sont en mesure de mettre en œuvre des solutions pratiques pour atténuer le changement climatique et s'y adapter". Journée des villes, stands communs à des réseaux d'élus animés deux semaines durant, sommet visant à renforcer les efforts du Pacte des maires, etc. Un document de CGLU résume ce planning très chargé.
Comme on le formule très clairement par exemple du côté du conseil départemental du Val-de-Marne, qui sera lui-même très présent au Grand Palais et au Bourget pour présenter ses actions, "la COP 21 institutionnalise pour la première fois la place des collectivités et de la société civile". Dès lors, difficile de ne pas se saisir de cette opportunité comme d'un "accélérateur pour ouvrir des perspectives citoyennes et enclencher de manière irréversible la transition écologique".

Enthousiasme de mise

L'enthousiasme est donc marqué du côté des collectivités et leur participation s'annonce forte. Elle se concentre à l'Espace générations climat du Bourget et au Grand Palais, où cinq régions, sept métropoles et cinq villes, soit au total plus de 20 collectivités et une dizaine de têtes de réseau, animeront un pavillon et exposeront leurs solutions. Un communiqué de l'Association des régions de France fait le point sur cette mobilisation jugée "exceptionnelle".
Des focus sont aussi prévus sur des enjeux et dispositifs intéressant les collectivités, par exemple le 1% déchets (voir notre article du 11 novembre 2015) ou son équivalent côté eau (le 1% eau, bien plus rodé), à travers le programme de solidarité internationale du syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif). L'association Les Eco Maires organise des conférences sur la gouvernance (4 décembre, Espace générations climat), l'éclairage public et le climat (Le Bourget, 7 décembre), les urgences climatiques dans les villes africaines (Le Bourget, 9 décembre).

Autres enjeux abordés, la précarité énergétique ou encore la lutte contre l'érosion du littoral. La commune de Soulac-sur-Mer (Gironde) interviendra sur ce dernier point. Elle dévoilera un dispositif expérimental testé en grandeur nature sur sa plage de la côte aquitaine.
L'adaptation au changement climatique a beau être difficile à concrétiser, certains territoires s'y essaient déjà. L'enjeu sera donc au cœur des débats, avec des pistes et scénarios pour aider les collectivités à mieux appréhender les impacts du changement climatique sur leur activité et leur population.
Une dizaine d'ateliers, parfois de portée internationale, sont aussi prévus sur l'importance de l'éducation au développement durable, thème cher aux élus. Approche originale : le 8 décembre au Bourget, le conseil départemental de la Seine-Saint-Denis se penchera sur cette priorité qu'est "la transition écologique dans les banlieues populaires, pour réduire les inégalités".

Des outils et des engagements

A l'occasion d'expositions qui se tiennent dans le cadre de la COP 21, la communauté d'agglomération de Mantes-en-Yvelines met pour sa part en avant un projet de navire fluvial innovant (fonctionnant au biogaz et à l'électricité). Des agences régionales et locales de l'énergie et de l'environnement (Arene et la fédération européenne qui chapeaute ces structures, la Fedarene) organisent du 2 au 4 décembre à la halle Pajol (Paris) une journée d'échanges tournée vers des initiatives à l'international de lutte contre le changement climatique.
La CCI France organise, en décembre, dans trois villes (Saint-Quentin, Chartres, Clermont-Ferrand), un Tour de France de la transition énergétique en entreprise pour le climat. Tout en mettant en avant une vingtaine d'actions, par exemple une carte mise en ligne par la CCI Nice Côte d'Azur pour identifier le potentiel photovoltaïque des bâtiments en zone d'activité du département. Autre collectivité présente, la ville d'Orléans présentera ses actions et les résultats obtenus pour lutter contre le réchauffement climatique. Villes de France (ex-Fédération des villes moyennes) met aussi en avant des retours d'expériences de quelques villes et agglomérations, sur leurs réseaux de chaleur (celui de Boulogne‐sur‐Mer qui utilisera dès cet hiver 80% d'énergies renouvelables), leurs chaudières bois (CA du Pays d'Aubagne et de l'Etoile) et biomasse (Colmar) ou leur station-service pour véhicules à hydrogène (Montélimar Agglomération). Enfin, le club international des villes résilientes, que Paris a récemment rejoint, y sera également actif avec des annonces attendues le 2 décembre au Bourget.

Même dynamique du côté des engagements pris. L'Assemblée nationale vient de voter une résolution transpartisane en faveur d'"une société bas carbone". Le but ? "Guider l'action du gouvernement." Une seconde résolution promeut par ailleurs "la prise en compte des outre-mer dans les négociations de la COP 21". Un message a aussi été adressé à l'exécutif par le Comité européen des régions (CdR). Après avoir adopté le mois dernier des recommandations (voir notre article du vendredi 16 octobre 2015), le CdR a adressé avec le Comité économique et social européen un message conjoint aux négociateurs pour leur dire "qu'ils n'ont pas droit à l'échec". Que "le moment est venu d'intégrer la contribution des acteurs de la société civile et celle des collectivités territoriales". Et qu'ils espèrent "un accord contraignant et ambitieux".

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