Tourisme - En pleine expansion, le cyclotourisme a fortement accru son offre en 2016


Envoyer à un contact

Vos coordonnées

Coordonnées de votre/vos contact(s)

*Champs obligatoires.

© Fotolia |

La direction générale des entreprises (DGE) - en charge du tourisme - publie l'édition 2017 du "Baromètre du tourisme à vélo en France", le second après celui de 2015. Celui-ci rappelle que "le vélo est une filière économique en plein essor, tant d'un point de vue industriel que touristique". En 2016, le tourisme à vélo a représenté ainsi neuf millions de séjours - dont 25% concernant des touristes étrangers - et se trouve "en pleine croissance en France, qu'il s'agisse d'une pratique touristique, de loisirs ou utilitaire".

Près des deux tiers du schéma national des véloroutes déjà réalisés

Selon le communiqué de la DGE, "cette dynamique s'appuie non seulement sur un réseau cyclable hautement qualitatif qui continue à se densifier, mais aussi sur une offre de services, tant publique que privée, qui se caractérise par une forte innovation".
Ce développement repose en effet sur l'existence de près de 13.600 km de véloroutes et de voies vertes aménagées, avec des itinéraires phares comme La Vélodyssée (portion française de la route du littoral atlantique), La Loire à Vélo (Pays de la Loire et Centre-Val de Loire) ou Le Tour de Bourgogne à vélo. Il reste toutefois à finaliser les 22.000 km du schéma national des véloroutes et voies vertes (SN3V). L'année 2016 a vu l'ouverture de 830 km d'itinéraires à vélo (soit 32% de plus qu'en 2015), permettant ainsi d'atteindre un taux de réalisation de 62% du SN3V. Pour arriver à ce résultat - même s'il est encore partiel -, les collectivités territoriales ont investi 1,5 milliard d'euros au cours des dix dernières années, et cela pour les seuls départements et régions.

Un réseau de 2.662 prestataires labellisés "Accueil vélo"

Au-delà de l'aménagement des itinéraires, le succès du tourisme à vélo s'appuie aussi sur le développement d'un réseau de prestataires et de services dédiés. A la fin du mois de mars 2017, la France comptait 2.662 prestataires (hébergeurs, loueurs, réparateurs de vélos, offices de tourisme, sites de visites et de loisirs, restaurants...) titulaires de la marque nationale "Accueil vélo", lancée en 2012. Ce chiffre est en progression de 24% sur un an.
La délivrance de ce label répond à un cahier des charges précis, dont l'une des conditions est la proximité d'un itinéraire du SN3V. La marque "Accueil vélo" est désormais présente dans 69 départements, soit 12 départements supplémentaires en un an. Elle reste toutefois très concentrée géographiquement, avec 40% des prestataires labellisés installés sur les itinéraires de la Loire à Vélo et de la Vélodyssée.
Autre signe du dynamisme du cyclotourisme : les tour-opérateurs sont de plus en plus nombreux à proposer des offres basées sur le tourisme à vélo. Le nombre de ces dernières est ainsi passé de 2.800 en 2012 à plus de 4.000 en 2014. Reste toutefois un bémol : si l'offre est en pleine expansion, pour le réseau comme pour les prestataires, la fréquentation est encore loin de progresser au même rythme, 2016 apparaissant même comme une année moyenne en la matière.

Retombées économiques : jusqu'à 30.000 euros par km et par an

L'étude estime à 8,3 millions le nombre de séjours au cours desquels les Français ont pratiqué le vélo ou le VTT en 2016 en France. Ce chiffre reste toutefois encore modeste au regard du nombre total de 258 millions de séjours effectués par les Français en 2016, dont 221 millions en France métropolitaine.
Enfin, le Baromètre 2017 fournit également des indications sur l'impact économique du tourisme à vélo. En s'appuyant sur le résultat des enquêtes régionales, il estime ainsi les retombées économiques directes à 29,3 millions d'euros pour la Loire à Vélo (contre 15 millions en 2010), à 17,7 millions d'euros pour la Bretagne, à 14,4 millions pour le Tour de Bourgogne et à 6,9 millions pour l'Alsace à Vélo. Ramené au kilomètre et par an, cet impact est de 30.000 euros au kilomètre pour la Loire à Vélo, de 24.000 euros pour l'Alsace à Vélo, de 23.000 euros pour le Tour de Bourgogne et de 16.700 euros pour la Bretagne.
Conclusion de la DGE : "La France présente des atouts majeurs pour séduire les clientèles françaises et étrangères, qu'il faut continuer à valoriser" et "l'implication de tous les acteurs doit se poursuivre pour faire de la France la première destination mondiale du tourisme à vélo".
 


Pour aller plus loin

Lire aussi