Les associations de collectivités promeuvent le partage d'expérience autour de la ville intelligente


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Les associations de collectivités et d'élus sont rarement en reste pour sensibiliser les territoires aux enjeux du numérique. France urbaine amorce la mise en place d'un outil d'autodiagnostic à destination de ses membres. L'Association des petites villes de France, en lien avec Villes Internet et la Caisse des Dépôts, se penche également sur l'enjeu numérique. Les élus et les agents éprouvent en effet un réel besoin d'en apprendre plus sur les projets qui fonctionnent, mais aussi de partager leurs difficultés dans la mise en place d'une stratégie numérique, notamment en interne.

Tant du côté des grandes entreprises, des start-up, que des collectivités, la ville intelligente est devenue un concept qu'on invoque volontiers dans sa stratégie d'image. D'où la difficulté de faire la part des choses entre l'affichage et la réalité des stratégies de chaque territoire. Du côté de France urbaine, en partenariat avec EY, se prépare le lancement d'un "observatoire de la maturité du numérique dans les territoires" associant également les départements et les régions. L'observatoire devrait consister en un outil en ligne, permettant de renseigner les principales caractéristiques de sa propre politique numérique en termes de données, de cybersécurité ou encore de relation au citoyen, et de la mettre en regard avec les tendances se dégageant de l'action des autres territoires. L'outil permettra d'alimenter les publications de EY, mais reste principalement destiné à l'usage interne des collectivités. L'objectif est de permettre à chaque collectivité d'effectuer un auto-diagnostic, et de mieux comprendre son positionnement.

Partager les projets innovants, une expérience inspirante

France urbaine soutient également l'IntercoTOUR, organisé par l'association Les Interconnectés. Cette dernière met en place régulièrement des journées de partage d'expérience sur la ville intelligente. OpenData France ou encore l'Agence du numérique s'y associent, pour partager l'avancement de leurs travaux et les éprouver par les retours du terrain. Les collectivités, de leur côté, saisissent là l'occasion de présenter les projets dont ils sont le plus fier. À Nancy le 22 juin dernier, la ville de Châlons-en-Champagne a présenté son outil de gestion de la relation citoyen (GRC) développé en interne, qui permet une procédure de suivi et de validation des réponses extrêmement souple et intuitive. Un outil qui intéresse d'autres collectivités, et que Châlons pourrait, à la suite de cette rencontre, partager via des structures spécialisées dans l'open source.

L'APVF au chevet des élus technophiles des petites villes

Les rencontres organisées par les associations de collectivités sont, également, l'occasion de comprendre comment surmonter les principales difficultés de la transformation numérique. A la matinée de colloque organisée, le mercredi 5 juillet, par l'APVF et la Caisse des Dépôts, on pouvait réaliser à quel point la stratégie n'est pas l'apanage exclusif des grandes agglomérations. "Nous avons établi un schéma de développement numérique", témoigne Christian Dézalos, maire de Boé (5.552 habitants), qui éprouve le besoin de "lever le nez du guidon". Francisque Vigouroux, maire d'Igny et membre du bureau de l'APVF, rappelle l'importance de répondre à l'inquiétude des agents de mairie, quand ils découvrent les ambitions d'un élu en matière d'e-administration. Le numérique change en effet les métiers, mais aussi les modes de management. Dans la salle, des élus passionnés par le numérique, qui parfois peinent à convaincre. Ne pas craindre les débats, dialoguer : tous s'accordent pourtant sur l'importance de créer du consensus. La transformation numérique ne se fera qu'avec la collaboration des agents. Une bonne nouvelle : sans leur connaissance des besoins réels des usagers, l'outil numérique ne trouverait pas son sens...

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