Jean-Michel Blanquer, ministre des temps de l'enfant ?


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Jean Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale
© J. Mattia/Zuma/Rea | Jean Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale

Alors que la réforme des rythmes scolaires impulsée sous le quinquennat de François Hollande deviendrait "à la carte" selon les communes, le nouveau périmètre du ministère de l’Education nationale dispose d’un portefeuille élargi qui aurait grandement facilité sa mise en place.

Le décret d'attribution du nouveau ministre de l'Education nationale indique qu'il s'occupera aussi des questions de jeunesse, d'éducation populaire, de vie associative, de service civique, et de "développement de l'éducation artistique et culturelle des enfants". De quoi avoir la main sur l'ensemble des temps de l'enfant : temps scolaires et temps périscolaires. Vincent Peillon, en son temps, en aurait rêvé.
Car le fait que l'application de la réforme des rythmes scolaires en 2013 ait été partagée entre l'Education nationale (pour les temps scolaires) et la Jeunesse (pour le périscolaire et notamment les NAP / nouvelles activités périscolaires et les PEDT / projets éducatifs territoriaux) a en partie été responsable des difficultés de mise en place de la réforme (voir notamment notre article "Pour l'Education nationale, le périscolaire ce n'est pas son affaire (financière)).

Pour ce qui est de sa révision, Jean-Michel Blanquer a confirmé, le 26 mai, lors du 94e congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (Peep) dans le palais des Papes à Avignon, un assouplissement des rythmes scolaires, en précisant que "tous les territoires satisfaits" doivent "continuer" à appliquer l'organisation actuelle. Mais que les autres municipalités "pourront, si elles sont prêtes à la rentrée prochaine, changer leur dispositif avec le soutien des institutions de l'Education nationale", évoquant toujours des "expérimentations".
Ensuite, "d'ici la rentrée 2018, nous aurons le temps de travailler aux évolutions nécessaires" en s'appuyant sur le dialogue et le consensus entre les "acteurs de terrain". "Chaque communauté éducative pourra déterminer ce qui est le meilleur pour elle avec un arbitrage in fine de l'inspecteur d'académie pour garantir l'intérêt de l'élève dans le dispositif retenu", a-t-il aussi précisé dans un entretien publié le même jour dans La Provence.

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