Education - Rythmes scolaires, classes de CP et CE1 en REP : les premières déclarations de Jean-Michel Blanquer


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Jean Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale
© J. Mattia/Zuma/Rea | Jean Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale

Depuis sa nomination mercredi 17 mai au ministère de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer a accordé plusieurs interviews dans lesquelles il donne des premiers éléments de calendrier et d'orientation sur la révision de la réforme des rythmes scolaires et sur la mise en place d'un effectif d'élèves réduit dans les classes en CP et CE1 des réseaux d'éducation prioritaire. Sur ces deux sujets notamment, il se présente comme ministre du "pragmatisme" et de la "confiance".

Le retour à la semaine des 4 jours se décidera localement mais en aucun cas par le maire seul : il faudra "un arbitrage, in fine, de l’inspecteur d’académie", a précisé Jean-Michel Blanquer, sur RMC-BFM TV, lundi 22 mai. "C’est ce qui garantit l’intérêt de l’enfant", a expliqué le nouveau ministre de l'Education nationale.
Quoi qu'il en soit, ce ne sera pas pour tout de suite. Il n'est plus question d'un décret publié cet été pour une application dès la rentrée 2017. La mesure serait désormais prévue "pour la rentrée 2018". Les maires impatients pourraient revenir à la semaine de 4 jours dès la rentrée prochaine, mais dans le cadre d'expérimentations. Elles seraient destinées uniquement aux "maires volontaires". L'idée étant que "chaque commune puisse trouver, avec les écoles, avec les parents d'élèves, ce qui lui paraît la meilleure organisation de la semaine", avait expliqué au Monde Jean-Michel Blanquer, dans une interview publiée dans l'édition datée du dimanche 21 - lundi 22 mai. Il y avait présenté la révision des rythmes scolaires comme "un chantier", qui sera engagé cette année. Il y rappelait également qu'aucune étude ne permettait aujourd'hui de trancher entre la semaine de 4 jours et de 4 jours et demi.

12 élèves maximum dès la rentrée 2017 pour 2.200 classes de CP en REP+ ...

Au sujet de la promesse d'Emmanuel Macron de réduire à 12 élèves les classes de CP et CE1 des écoles de réseaux d'éducation prioritaire (REP) et d'éducation prioritaire renforcée (REP+), Jean-Michel Blanquer a confirmé le 22 mai sur RMC-BFM TV qu'elle s'appliquera dès la rentrée 2017 pour les CP de REP+. Cela concernera "2.200 classes", a-t-il précisé, et "un peu plus de 2.200 enseignants" en comptant les remplaçants. Rappelons qu'à terme, cela concernerait 12.000 classes de CP et CE1 en REP et REP+.
Pendant sa campagne, Emmanuel Macron avait indiqué vouloir redéployer des enseignants aujourd'hui affectés au dispositif "Plus de maîtres que de classes". Devant la levée de bouclier chez une partie des syndicats et des professeurs des écoles, Jean-Michel Blanquer a assuré "avoir entendu ces craintes" et indiqué vouloir se donner "le temps d'évaluer ce dispositif" pour "en tirer progressivement les conséquences".

... ou deux maîtres dans les classes de 24 élèves

Quant à la question des locaux, "nous allons en parler avec les maires", a-t-il indiqué à RMC-BFM TV. Il souligne toutefois que, lorsque la création d'une 2e salle de classe ne sera pas possible pour cette rentrée, "on aura une année de transition", avec par exemple deux maîtres dans une classe de 24 élèves, a-t-il confirmé.
Jean-Michel Blanquer avait dit, le 19 mai sur France Inter, que les "questions de moyens ne doivent pas focaliser" toute l’attention. Il avait également déclaré qu'il voulait être un ministre de la "confiance". "L’idée n’est pas de contrôler les acteurs en permanence, de leur donner des injonctions mais l’institution est là pour les aider à faire", avait-il assuré, invitant la communauté éducative à "faire et à proposer".

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