François Hollande défend à Rennes et à Ivry le bilan du quinquennat en faveur de la politique de la ville


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François Hollande, à Rennes le 16 février 2017, pour la signature de la première convention NPNRU
© Anru | François Hollande, à Rennes le 16 février 2017, pour la signature de la première convention NPNRU

A l’occasion de la signature de la première convention opérationnelle du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) à Rennes, le 16 février, le président de la République a dressé le bilan de son quinquennat en faveur de la politique de la ville. Il a notamment insisté sur les évolutions apportées par la loi Lamy de programmation pour la ville et la cohésion sociale. Rebelote le lendemain à Ivry-sur-Seine où François Hollande a visité une "opération urbaine réussie" et rappelé la volonté du gouvernement de "poursuivre le programme de renouvellement urbain".

François Hollande était à Rennes, le 16 février, pour la signature de la première convention opérationnelle du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). L'occasion pour le président de la République de défendre son bilan en faveur de la politique de la ville. Accompagné de la ministre du Logement et de l'Habitat durable, Emmanuelle Cosse, de la secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, Hélène Geoffroy, et du président de l’Anru, François Pupponi, il a fortement insisté sur les changements apportés par la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, dite loi Lamy.

Avant la loi Lamy : un empilement "de dispositifs et de mécanismes"

Avant ce texte, assure-t-il, la politique de la ville, "telle qu’elle avait été conçue dans les années 90-2000", mettait certes "l’accent et l’effort principal sur l’investissement, […] notamment en matière de logement", ce qui "était indispensable", mais en raison d’un empilement "de dispositifs et de mécanismes", "certains zonages ne correspondaient pas toujours à l’état réel des quartiers" et ne facilitaient pas les politiques coordonnées. Cette politique de la ville péchait en outre par un manque "d’ambition et d’attention pour prendre en compte les aspirations des habitants".
Avec la loi Lamy, "nous avons redéfini la carte des quartiers prioritaires avec un seul critère, à savoir le revenu des habitants", "nous avons fait en sorte que" les grandes villes ne soient pas "les seules bénéficiaires" du programme, et "nous avons choisi de ne pas considérer uniquement l’habitat social, mais également le logement privé", indique-t-il.
Les contrats de ville, au nombre de 435 à ce jour, et dont le but est de "fédérer" les acteurs des quartiers prioritaires, ont aussi été institués dans le cadre de cette loi, de même que les conseils citoyens, qui sont aujourd’hui "plus de 1.100".

Après l'Anru 1, l'Anru 2

Le gouvernement a "aussi voulu poursuivre le programme de renouvellement urbain" en lançant le NPNRU qui doit générer 20 milliards d’euros d’investissements pour les dix prochaines années, "avec 5 milliards qui seront apportés par les partenaires sociaux d’Action Logement", rappelle-t-il, et une enveloppe d’un milliard d’euros en faveur des équipements culturels, sportifs, scolaires, etc. Car pour le président, "il ne peut pas y avoir de politique de la ville s’il n’y a pas ces équipements et ces services".
Rappelant également les actions menées dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) en matière de sécurité (avec par exemple la création de 80 zones de sécurité prioritaire), de création d’entreprises, ou d’emploi (avec notamment la mise en place de clauses d’insertion généralisées à l’ensemble des travaux réalisés dans les quartiers), il insiste aussi sur les efforts financiers du gouvernement à destination des collectivités locales "qui s’engagent beaucoup dans les politiques de réhabilitation et de rénovation" (en citant la hausse du nombre de communes éligibles à la dotation de la politique de la ville et l’augmentation de la DSU).

Convention de Rennes : 590 millions d’euros prévus sur 10 ans

Le président s’est enfin félicité de la signature, ce jour, de la première convention opérationnelle du NPNRU à Rennes, dont la portée, selon la maire (PS) de la ville, Nathalie Apperé, "dépasse la seule ville" bretonne et "marque le coup d’envoi, au plan national, de l’acte II du renouvellement urbain". Ce document sera "finalisé dans les prochaines semaines", précise Nicolas Grivel directeur général de l’Anru,.
La convention porte sur les quartiers des Gayeulles, du Gros-Chêne et du Blosne, situés au nord et au sud de la ville, et prévoit un investissement total de 590 millions d’euros étalés sur les dix prochaines années (avec une participation de l’Anru de l’ordre de 17% combinant subventions et prêts).
Cette somme permettra d’une part de "mener à bien 400 démolitions de logements, 2.300 réhabilitations et 3.000 constructions neuves", a précisé François Hollande, et d’autre part de construire de nouveaux équipements publics, d’aménager des squares, ainsi que de favoriser le commerce et les services, selon la maire de la ville.

Ivry-sur-Seine : une "opération urbaine réussie"

Il s'est rendu le lendemain à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) pour visiter la ZAC du Plateau, livrée à l’été 2015. "Je voulais venir ici pour constater ce qu’est une opération urbaine réussie", a expliqué le chef de l’Etat, saluant la construction de 1.000 logements sur un "espace déjà très dense". Alors que les quartiers populaires de plusieurs communes de Seine-Saint-Denis sont ces derniers jours marqués par des tensions entre forces de l’ordre et population suite au viol présumé d’un jeune homme lors d’une interpellation, François Hollande a aussi profité de ce déplacement pour tenter de déstigmatiser l’image des "banlieues" : "Ici, nous sommes dans un quartier qui n’est pas un quartier difficile […]. Nous ne sommes pas dans une ville de banlieue, nous sommes dans une ville du Grand Paris" a-t-il défendu.

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