Plan Banlieue : 38 entreprises s'engagent, le contrat d'autonomie se précise


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Dans le cadre du plan Banlieue de Nicolas Sarkozy, 37 grandes entreprises (dont Axa, Areva, Coca-Cola, Eiffage, Rhodia, Total...) ont signé le 15 février un engagement national pour l'emploi des jeunes des quartiers. Objectif : réduire le taux de chômage des moins de 26 ans, qui reste dans les quartiers populaires le double de la moyenne, et pallier les difficultés de recrutement des entreprises. Pour l'année 2008, ces entreprises vont proposer un total de 10.900 emplois, 1.900 contrats de travail en alternance et 9.030 stages. Elles s'engagent aussi à déposer systématiquement leurs offres à l'ANPE, à promouvoir leurs métiers et à développer les opportunités de stages, y compris pour les élèves de classe de troisième de ces quartiers. Un bilan intermédiaire de ce dispositif doit être réalisé en juin. Un rendez-vous annuel est également prévu. D'autres signatures de ce type pourraient avoir lieu au début du printemps, d'après le ministère de l'Economie.
Cet engagement doit permettre de compléter le nouveau programme d'accompagnement des jeunes que le gouvernement compte mettre en oeuvre prochainement : le contrat d'autonomie. Destiné à 45.000 jeunes sans emploi âgés de 18 à 26 ans et résidant en zone urbaine sensible, ce contrat sera mis en place durant trois ans dans les quartiers prioritaires de quarante départements. Au moins un tiers des jeunes pris en charge devront être sans aucune qualification. Ce programme sera confié par appel d'offres aux entreprises et organismes spécialisés dans l'insertion professionnelle, à savoir notamment à l'intérim. Cet appel d'offres, lancé par l'Etat, devrait être bouclé au plus tôt en juin, indique le ministère de l'Emploi. Une fois choisis, les opérateurs s'engageront à mettre en place un accompagnement individualisé des jeunes et à mobiliser un ensemble de moyens en faveur de leur insertion sociale et professionnelle. Cette période de soutien intensif devra déboucher au bout de six mois sur un emploi durable, un contrat d'apprentissage ou une formation qualifiante. Les opérateurs continueront de suivre les jeunes dans l'emploi durant les six premiers mois postérieurs à leur embauche. La rémunération des opérateurs interviendra quant à elle un an après l'entrée du jeune dans le dispositif. Coût total du programme : 160 millions d'euros, dont 24 millions pour l'année 2008.

Emilie Zapalski

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