Economie - Industrie du futur : l'action des régions paie, le numérique au coeur des futurs travaux

Les régions, membres du comité de pilotage du projet "Industrie du futur", ont vu leur engagement auprès des entreprises récompensé puisque plus de 1.200 entreprises ont déjà bénéficié d'un diagnostic. Ce 9 février, Emmanuel Macron et Thierry Mandon ont validé la nouvelle feuille de route technologique du programme, au coeur duquel ils ont consacré le numérique.

Impulsée en avril dernier par François Hollande, le programme "Industrie du futur" affiche une dynamique positive en ce début d'année. Lors de la présentation de la nouvelle feuille de route technologique de l'Alliance [pour l'Industrie du futur] le 9 février 2016, le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, et le secrétaire d'Etat chargé de l'enseignement supérieur, Thierry Mandon, ont consacré quatre nouvelles priorités technologiques - fortement orientées vers le numérique. Fabrication additive, cybersécurité, digitalisation de la chaîne de valeur et efficacité énergétique seront ainsi au cœur des travaux pour le premier semestre 2016.
Membre du comité de pilotage, les régions participent à l'effort de modernisation de l'appareil productif en proposant aux PME et aux ETI des diagnostics. A travers ces audits, les entreprises peuvent évaluer leurs besoins (outils de production, innovation dans les processus de travail…) et les orienter dans leurs investissements. Pour ce travail, 200 à 300 experts issus d'un panel sélectionné par les membres des adhérents de l'Alliance ont été formés et sélectionnés. Plus de 1.200 entreprises ont déjà fait la démarche et la barre des 2.000 entreprises, l'objectif initial, devrait être largement dépassée d'ici la fin de l'année. Quant à la formation des salariés, nécessaire à tout processus de modernisation, il constitue le troisième pilier du programme "Industrie du futur", alors que le secteur peinerait à recruter. Pour accroître le nombre de postulants, un portail numérique "Osez industrie" recensera les métiers et les formations existantes et offrira une visibilité sur la vitalité du secteur en termes d'emplois.
Un réseau de plateformes régionales, type "fablabs", est aujourd'hui en construction via le programme d'investissements d'avenir "projets industriels d'avenir" (Piave). Ces espaces doivent permettre aux entreprises de "mutualiser et de tester de nouvelles technologies", et former leurs salariés à ces nouveaux outils. Deux types de projets sont recherchés, les "projets d'excellence" portés uniquement par des entreprises et des projets "Plateforme", portés par des collectifs regroupant entreprises, centres de recherche… Les porteurs de projets ont jusqu'au 30 juin prochain pour les soumettre.
Côté financier, le ministre de l'économie a annoncé que 100 millions d'euros du programme d'investissement d'avenir (PIA) seront redéployés vers le projet afin d'augmenter le volume de prêts aux entreprises d'un milliard d'euros. Milliard qui viendra s'ajouter aux 2,5 milliards d'avantages fiscaux et 2,1 milliards de prêts annoncés en mai 2015. Par ailleurs, le réseau des Instituts Carnot (Cetim, CEA Tech…) renforcera dans le même temps sa collaboration avec les PME/ETI, notamment par des transferts de technologies.

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