Environnement - Développement durable : les réseaux d'élus consacrent les bonnes pratiques


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En lieu et place du traditionnel palmarès, les Rubans du développement durable pilotés par l'Association des maires de France (AMF), l'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF) et le Comité 21 ont organisé ce 9 septembre un colloque mettant en avant de bonnes pratiques des collectivités, notamment en termes de mise en oeuvre et d'animation de partenariats locaux.

La douzième édition des Rubans du développement durable attendra. Cette année, pas d'appel à candidature : "Le prochain sera lancé au printemps 2015", promet Gilles Berhault, président du Comité 21. Le 9 septembre, un colloque a donc eu lieu à la place, offrant un temps d'échanges entre des collectivités figurant en bonne place dans de précédents palmarès. Par exemple Ayen, petite commune de Corrèze, qui a décroché l'an dernier son deuxième Ruban. "Rester mobilisateur sur ce sujet du développement durable, ce n'est que du bonheur pour la collectivité !", a motivé Jérôme Perdrix, conseiller municipal en charge du sujet et qui suit de près la mise en œuvre du deuxième Agenda 21, dont les orientations ont été revues, avec moitié moins d'actions (48 actions) que pour le premier (107).

Prise de pouls

La mesure, la prise de pouls, l'évaluation des politiques publiques et démarches de projet territorial de développement durable ont été au cœur des discussions. Trois mots d'ordre, donc : bien les évaluer (ce qui est plus aisé lorsque la démarche a été clairement formalisée au départ), les pérenniser (à Ayen, un collectif d'associations environnementales mais aussi sociales ou scolaires a été créé fin 2013 pour suivre le devenir, même en cas de changement de maire, des actions engagées) et innover. "Innover est une priorité, avec une marge de progrès importante dans les liens et engagements à tisser avec le monde des acteurs économiques et des entreprises", illustre Anne Walryck, conseillère municipale en charge du développement durable à Bordeaux. Un club d'une dizaine d'entreprises signataires de la charte climat de la ville y prend justement de l'ampleur : "Nous sommes partis d'un noyau dur avant d'essaimer tout autour." "Les partenariats ont le mérite d'ouvrir l'horizon, l'écueil à éviter étant de faire du développement durable une affaire de spécialiste", insiste Jean-René Moreau, directeur général des services d'un syndicat d'agglomération et président de l'Observatoire social territorial.

Partenaires particuliers


Même élargissement du rayon d'action, mais sur un tout autre genre d'opération, à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise) : "La communauté d'agglomération a aidé une poignée d'habitants volontaires à vivre un mois sans leur voiture. Et comme cela a bien fonctionné, nous élargissons pour cette troisième année d'action son périmètre à une cinquantaine d'habitants", raconte Marc Denis, son vice-président au développement durable. Et de citer un autre exemple d'action d'accompagnement par la collectivité d'une trentaine de copropriétaires d'un îlot pavillonnaire, véritable passoire thermique dont la rénovation énergétique s'annonce complexe. Elle verra intervenir l'Ademe Ile-de-France et probablement des chercheurs et enseignants pour en suivre et étudier l'avancement. "C'est la preuve que toutes les formes de partenariat sont possibles. Parfois ils prennent vie dans un climat tendu - ce fut le cas avec les agriculteurs lorsque nous avons rencontré dans ma ville de Lons-le-Saunier des problèmes de pollution de la nappe phréatique - puis évoluent vers des conventions ou des ententes fondées sur l'offre et la demande", témoigne Jacques Pélissard, maire de cette ville du Jura et président de l'AMF.

Recettes durables

Un peu d'ingénierie financière, beaucoup de Code des marchés publics, des projets pour cimenter la relation (une légumerie bio en projet à Lons-le-Saunier pour tirer en avant le secteur) et le tour est joué ! Une voie également explorée par la communauté d'agglomération Seine-Eure. Anne Terlez, fraîchement élue présidente de sa commission politique de la ville et transition énergétique, explique : "Nous avons installé quatre maraîchers sur une ancienne friche de Val-de-Reuil (Eure), initialement pour protéger la zone de captage d’eau potable mais avec aussi en tête l'idée d'y développer un pôle biologique régional. Pour que ces maraîchers puissent décemment vivre de leur activité, leurs produits alimentent des régies de restauration scolaire. Vente en direct et projet de légumerie-conserverie sont aussi à l'étude." "Enfin, en termes de nouvelles synergies à trouver en ces temps de restriction des deniers publics, n'oublions pas les partenariats entre collectivité et pôles de compétitivité mais aussi avec des associations d'insertion, comme nous le pratiquons à Orléans", conclut Nathalie Ravrat à la délégation développement durable de cette ville.


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