Emploi des jeunes - Les HLM publient le premier bilan de leur action en faveur des contrats d'avenir

Le groupement des fédérations d'habitat social a réalisé plus 720 embauches en emploi d'avenir en 2013 et prévoit des résultats équivalents pour 2014.

"Les organismes HLM se sont mobilisés pour relever le défi de l'intégration de jeunes peu qualifiés. Ils exercent pleinement leur mission économique et sociale, auprès de jeunes qui, pour beaucoup, sont nos locataires ou les enfants de nos locataires", s'est félicité Jean-Louis Dumont, président de l'Union sociale pour l'habitat (USH), mercredi 14 mai, à l'occasion de la publication d'un premier bilan de l'action du mouvement HLM en faveur des emplois d'avenir.
En 2013, les organismes d'habitat social du mouvement ont ainsi réalisé 724 embauches directes, dont 98% à temps plein. Un bilan "positif" souligne l'USH, dans un communiqué, alors que l'accord-cadre passé avec l'Etat en novembre 2012 tablait sur un "potentiel d'embauche" de 2.000 emplois sur trois ans. La nature des contrats et la typologie sociale de leurs bénéficiaires sont conformes aux objectifs de l'accord. Ainsi, 96% des jeunes embauchés ont moins de 25 ans, 43% sont issus de zones urbaines sensibles et 91% ont une qualification inférieure au baccalauréat. En 2014, l'USH prévoit de poursuivre cet engagement et de porter le nombre des emplois d'avenir à 1.400 emplois directs ou indirects, mais ne s'avance pas au-delà.
La moitié des postes sont recrutés dans 20% des organismes, qui emploient au moins 10 emplois d'avenir. Mais 40% d'entre eux n'embauchent qu'un ou deux emplois d'avenir.
Les postes proposés correspondent aux activités traditionnelles des HLM. Le dispositif n'a donc pas servi de levier pour le développement de métiers émergents (gestion sociale, développement durable, nouvelles technologies), comme l'espérait l'USH. Les recrutements  étaient surtout destinés à pourvoir des postes d'agents d'entretien (19%), 17% ont concerné des postes d'agents administratifs, 15% des postes de gardiens et d'assistants gardiens, 14% des postes d'agents d'accueil, 11% des emplois d'ouvriers qualifiés et 5 % des postes d'agents de médiation.
Sans surprise, c'est dans la région Ile-de-France que la part de ces emplois d'avenir est la plus importante (28%) suivie par les régions Rhône-Alpes (10%), Paca (9%) et Nord-Pas-de-Calais (7%). De plus, la métropole a concentré 98% de ces recrutements. Pour l'ensemble de ces recrutements, une parité hommes-femmes relative (57%-43%) a été observée.
L'USH a aussi mené une étude sur la formation associée à ces emplois d'avenir. Un projet d'élévation de la qualification des bénéficiaires a été réalisé pour 448 de ces contrats avec 76.280 heures de formation prévues, soit 160 heures en moyenne. Dans 25% des cas, le volume d'heures de formation a dépassé 200 heures correspondant ainsi à un réel projet de qualification professionnelle ou de diplôme. Parmi les formations diplomates, 39% concernent le métier de gardien, 25% celles de l'accueil et 11% les métiers de techniciens ou d'ouvriers qualifiés.
L'USH, dans son bilan détaillé, a relevé que l'accueil de collaborateurs atypiques en raison de leur jeune âge et de leur faible niveau de qualification a demandé un investissement important, notamment dans les moyens consacrés au tutorat. Il note aussi que ces embauches n'auraient sans doute pas été possibles sans le soutien financier de l'Etat, lequel prend en charge jusqu'à 75% de la rémunération, dans certains cas. Toutefois, il souligne aussi l'intérêt de ce dispositif qui, grâce aux moyens de formation et d‘intégration investis, a permis d'anticiper le renouvellement des effectifs et d'apporter un renfort, notamment aux équipes de proximité.

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