Logistique urbaine - Distribuer des marchandises par tramway : le rêve deviendra-t-il réalité ?


Envoyer à un contact

Vos coordonnées

Coordonnées de votre/vos contact(s)

*Champs obligatoires.

Le projet avance. Du moins sur le papier. Porté par la ville de Paris et sur les rails depuis plusieurs années, le projet TramFret ambitionne de faire circuler par tramways des marchandises, avec d'autres partenaires dans la boucle  - RATP, Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), groupes Casino et Carrefour. L'expérimentation, inédite, intéresse d'autres collectivités dont Montpellier, Tours et Clermont-Ferrand. L'idée, stimulée par le retour en grâce du tramway et qui connaît des applications concrètes chez certains voisins européens (Dresde, en Allemagne, et Amsterdam), n'en connaît pas moins des obstacles notamment réglementaires. Dans l'étude que vient de publier l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur), cette émanation du Conseil de Paris explique que le développement d'un tel service dépend de l'achèvement du réseau de tramway interconnecté, avec dans le viseur 2020, date à laquelle "le panel de trafics éligibles de ce service sera nécessairement plus large et plus complexe à mettre en oeuvre car impliquant une démarche de mutualisation". Le moins complexe sera d'affecter "ces trafics à un usage mono-utilisateur", principalement pour la grande distribution, le transport de pondéreux ou de produits d'équipements de la maison. "Aujourd'hui, le développement des réseaux de transport en commun n'est pas pensé pour le transport de marchandises : nul raccordement des sites logistiques, nulle interconnexion entre les lignes et pas de réflexion sur le matériel roulant". Le contexte n'en reste pas moins "favorable à la mise en place d'un Tram-Fret : soutien des collectivités, recherche de nouveaux moyens de transport par les opérateurs, bon accueil du public". A ce stade, l'Apur préconise de lancer d'ici l'an prochain un démonstrateur sur les lignes T2 et T3, avec un seul magasin à approvisionner en bordure de tramway. Les contraintes de tous ordres sont nombreuses : il s'agit réellement de faire émerger "une nouvelle offre de transport". L'investissement dans ce prototype avoisinerait les 2,5 à 3,6 millions d'euros.

Lire aussi