Finances locales - Au régime sec en 2014, les petites villes feront des économies sur leurs dépenses

Quelles décisions les élus locaux vont-ils prendre pour boucler leurs budgets 2014, alors que la baisse des dotations de l'Etat va les priver de 1,5 milliard d'euros ? L'Association des petites villes de France (APVF) a souhaité le savoir en interrogeant ses adhérents, les communes comprises entre 3.000 et 20.000 habitants. Sollicités par internet durant ce mois d'octobre, 150 d'entre eux ont dévoilé leurs intentions.
Il ressort de l'enquête que les trois quarts des petites villes vont réduire leurs investissements l'année prochaine. Indépendamment du contexte financier, cette réponse n'est pas surprenante, puisque l'investissement public local baisse traditionnellement l'année où ont lieu les élections municipales. Mais la courbe de l'investissement local pourrait l'année prochaine s'infléchir beaucoup plus que les autres fois. "Les maires annoncent une baisse des investissements située en moyenne entre 5% et 30%", indique l'APVF. Quelques petites villes iront même "sans doute jusqu’à 50%, voire 80%". Ces perspectives négatives en matière d'investissement peuvent s'expliquer notamment par la volonté des municipalités d'échelonner leurs investissements. Sur 150 petites villes, 80 déclarent qu'elles auront recours à cette solution permettant de faire des économies. Dans le même temps, 62% des répondants envisagent de réduire leur épargne brute, c'est-à-dire l'autofinancement.
L'optimisation ou la réduction des dépenses de fonctionnement constitue l'autre grande piste envisagée par les édiles pour boucler leurs budgets. Sur les 150 collectivités interrogées, 41 vont mutualiser certains de leurs services et 54 supprimeront ou ne remplaceront pas des postes. Interrogées sur la nature des services "menacés par la baisse des dotations", les petites villes répondent en premier lieu l'entretien de la voirie (56 réponses), puis l'organisation de manifestations culturelles (47 réponses) et la création et la gestion des équipements sportifs (39). Dans chacun de ces secteurs, les dépenses seront réduites. Dans 12 petites villes, des fermetures de services sont envisagées.
Pour l'heure, une grande majorité des élus des petites villes (85%) ne compte pas augmenter les impôts. Après une année 2013 marquée par de rares hausses de taux, la "pause fiscale" semble durer.
 

Télécharger

Lire aussi