Développement des territoires - Les Ecociliens : 70 propositions pour réussir la conversion écologique et sociale de l'Ile-de-France


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La région Ile-de-France s'est lancée dans une démarche innovante visant à préparer la conversion écologique et sociale du territoire. Les Etats généraux de la conversion écologique et sociale, ou Ecociliens, ont eu lieu durant quinze mois et ont donné lieu à quelque 70 propositions concrètes, présentées le 13 février 2013.

Comment réussir la conversion écologique et sociale de la région Ile-de-France ? Pendant quinze mois, experts, professionnels, entreprises, associations, élus et citoyens ont réfléchi à la question dans le cadre des Etats généraux de la conversion écologique et sociale, devenus les Ecociliens, lancés le 21 novembre 2011 à l'initiative du conseil régional d'Ile-de-France. Le 13 février 2013, une assemblée plénière a permis de présenter les 70 propositions issues de ces réflexions. L'objectif est triple : réduire l'empreinte écologique du territoire, favoriser un modèle de développement à haute qualité sociale et diminuer les inégalités sociales et territoriales.
Le travail a porté durant ces mois sur plusieurs thématiques : métiers et bâtiment, mobilités-transports, agriculture-alimentation, haute qualité sociale et industrie-relocalisation. Des groupes de travail ont planché sur ces thématiques de juin 2011 à décembre 2012. Des ateliers territoriaux et un site internet, permettant à tout Francilien de s'exprimer ont complété la démarche. Avec un mot d'ordre : aboutir à des préconisations opérationnelles.
Parmi les thèmes étudiés, l'industrie, sachant que l'Ile-de-France est la première région industrielle de France, avec 16% des établissements et 14% des emplois industriels du pays. Mais elle connaît actuellement un repli significatif de l'emploi industriel. Au cours des quinze dernières années, l'industrie francilienne a ainsi perdu environ un quart de ses emplois (environ 120.000). Et plus de 30.000 emplois sont actuellement menacés dans l'industrie en Ile-de-France. "Sanctuariser les activités industrielles en Ile-de-France" fait partie des propositions du groupe de travail sur le sujet. L'idée serait d'édicter des règles précises de protection des zones industrielles en matière d'urbanisme. Autres propositions : soutenir les expérimentations industrielles à taille réelle avec des territoires pilotes, soutenir les modèles d'éco-conception et les filières de déconstruction dans toutes les industries et les secteurs d'activités, et intervenir fortement lors de la fermeture de site sur le volet accompagnement social et économique.

Des mesures déjà prises en compte

En matière d'agriculture, les propositions ont aussi été nombreuses. Le groupe de travail concerné propose ainsi d'améliorer les outils de suivi de la consommation du foncier agricole, et notamment une refonte de l'observatoire de la consommation des espaces agricoles et naturels (Ocean). Actuellement, le territoire francilien comprend 51% d'espace agricole et 24% d'espace forestier. Une bonne proportion, égale à la moyenne nationale, pour une région urbaine. Mais cette surface diminue régulièrement du fait de la forte pression de l'urbanisation. Concernant les mobilités, le groupe de travail en question propose de promouvoir une meilleure information des usagers, d'informer pour promouvoir les circulations douces (vélos notamment), et d'expérimenter des solutions de mobilité durable comme le car pooling (avec réservation de voies pour le covoiturage), la répartition des horaires…
L'ensemble des 70 propositions élaborées à l'occasion de ces états généraux est réuni dans un document provisoire, qui va être prochainement complété. Mais il ne s'agit que d'une étape. Les mesures proposées seront au fur et à mesure intégrées aux politiques régionales. Dans son discours d'ouverture, Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France, a d'ailleurs souligné les propositions qui ont déjà été prises en compte par la région, comme l'amélioration de l'information des voyageurs sur le réseau francilien, le développement de modes de transports doux alternatifs aux transports en commun ou encore la structuration des filières franciliennes et l'alimentation de qualité et de proximité.

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