Grand Paris - Echec pour la gouvernance de la future métropole parisienne


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Les élus du syndicat Paris Métropole n'ont pas réussi à s'entendre, lundi, sur la gouvernance de la future métropole parisienne. Le projet marseillais n'est pas beaucoup mieux parti. Le gouvernement est appelé à trancher.

Ce sera l'un des grands défis de la future loi de décentralisation : élus locaux et régionaux devront s'entendre pour la création des nouvelles métropoles de dimension européenne. Lors du congrès des régions, le 19 octobre, Marylise Lebranchu avait laissé entendre qu'en cas de désaccord, l'Etat aurait le dernier mot. Le Grand Paris, qui aura un statut particulier par rapport aux autres métropoles, offre un premier cas d'école. Les divergences de vues entre le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, ont fait capoter hier le projet de gouvernance de la région-capitale. Réunis à Nanterre, les élus du syndicat Paris Métropole (représentant plus de 200 collectivités dont la région et les départements) n'ont pas voté le livre blanc qui devait définir les compétences de la future métropole. Et ce à deux jours d'une réunion importante à Matignon avec le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et de la ministre chargée de la décentralisation. Or le gouvernement comptait sur ce livre blanc et les propositions des élus pour compléter son avant-projet de loi. Le "document de travail" récemment dévoilé laisse en effet le champ vide pour Paris, alors qu'il fournit déjà des éléments pour les autres "métropoles européennes" (le nom n'est pas fixé) que seraient Lille, Lyon et Marseille...
La pomme de discorde tient en particulier à la question du logement. Le maire de Paris défend une vision restreinte de la gouvernance à l'échelle du coeur de l'agglomération, avec une compétence en matière de logement, d'hébergement d'urgence, d'environnement. Ce qui reviendrait à déposséder la région.
"C'est un échec collectif et personnel, que nous ne soyons pas parvenu à nous mettre d'accord sur un livre blanc", a commenté le président de Plaine Commune (Seine-Saint-Denis), Patrick Braouezec, qui achevait sa présidence lundi, passant le relais au maire de Sceaux, Philippe Laurent (UDI). Dans la foulée, le député de Paris Jean-Marie Le Guen (PS) a appelé mardi le gouvernement et le Parlement à prendre en main le dossier. Un gouvernement qui aura également fort à faire avec Marseille où les élus ne parviennent pas non plus à s'entendre, la maire UMP d'Aix-en-Provence et présidente de la communauté d'agglomération du pays d'Aix, Maryse Joissains, menant la fronde contre le projet gouvernemental qui prévoit d'englober toutes les intercommunalités existantes au sein de la future métropole. Le préfet, Laurent Théry, chargé de réfléchir au projet de l'agglomération Marseille-Provence, remettra ses conclusions le 21 décembre à Marylise Lebranchu, à l'occasion de la première conférence métropolitaine de Marseille.

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