Environnement - Les Parisiens les plus fragiles fortement exposés à la pollution


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Selon une étude publiée le 4 décembre par le réseau Airparif, qui est en charge de la surveillance de la qualité de l'air en région parisienne, de très nombreux établissements de la capitale recevant des publics sensibles - écoles, crèches, hôpitaux et maisons pour personnes âgées - dépassent les valeurs limites pour les principaux polluants en raison de leur proximité avec un axe routier important. Ce dépassement concerne un quart des établissements pour les particules PM10 et un tiers pour le dioxyde d'azote. Tous les établissements dépassent en outre l'objectif de qualité pour les particules fines PM2,5 – comme c'est le cas dans toute la région. Mais les objectifs de qualité pour les PM10 et pour le benzène sont respectés dans 90% des cas, note Airparif. Il ressort de cette étude que "les niveaux de pollution dépendent fortement du degré de proximité par rapport aux axes et par rapport au coeur de l'agglomération", indique le réseau. "Un dépassement de l'ensemble des normes pour les trois polluants (particules fines, dioxyde d'azote et benzène) est observé pour les établissements qui sont en moyenne implantés à moins de 40 mètres d'un axe important", affirme Airparif. Cela concerne 125 écoles (près de 28.000 élèves en maternelles et primaires), 85 crèches (3.250 places), 68 hôpitaux (6.700 lits) et 36 hébergements pour personnes âgées (2.500 places), sachant que les trois quarts de ces établissements sont situés dans Paris.
Pour les terrains de sport en plein air, les résultats sont meilleurs : 80% d'entre eux sont situés dans des zones respectant les normes sur l'air. Sur 1.500 terrains pris en compte, 40 présentent toutefois au moins une mesure dépassant les normes, notamment à Paris et dans les Hauts-de-Seine, explique Airparif.
Cette étude vient confirmer le niveau de pollution très élevé dû au trafic routier à Paris alors que la mairie a récemment proposé un nouveau plan pour améliorer la qualité de l'air, comprenant des limitations accrues de vitesse (zones à 30 km/h, 70 km/h sur le périphérique), l'instauration de péages urbains sur les autoroutes et le refus de véhicules trop anciens. Les dépassements des seuils limites d'exposition aux particules fines dans de nombreuses villes françaises ont aussi conduit Bruxelles à ouvrir une procédure contre la France devant la Cour de justice européenne.
 

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