Développement durable - Les départements valorisent leurs actions durables

Le 27 novembre, une rencontre organisée par l'Assemblée des départements de France (ADF) a réuni des dizaines de conseils généraux sur le thème du développement durable. Et on n'y a pas parlé que des démarches HQE dans les collèges...

Objectif atteint : près de 300 participants ont répondu à l'appel de la 5e rencontre interdépartementale sur le développement durable, qui a eu lieu mardi 27 novembre à Lille. Si le positionnement des régions sur les thèmes de l'énergie et du développement durable est connu, celui des départements l'est moins. "Pourtant ils prennent conscience de leur rôle, mènent un nombre croissant d'actions dans ce domaine et sont en pointe sur des volets tels que la lutte contre la précarité énergétique", assure Patrick Kanner, président du conseil général du Nord. Reste à mieux faire connaître leurs actions. A Lille, deux tables rondes et six ateliers ont permis de les partager et d'interroger leur portée.
L'atelier sur la participation des citoyens à la coconstruction des politiques départementales a particulièrement séduit. Les conseils généraux du Finistère et de l'Essonne y sont intervenus pour présenter des initiatives qui vont dans ce sens. "Le partage des bonnes pratiques fut au cœur de ces rencontres", résume Patrick Kanner.

Une discrète variété d'interventions
A ce jour, une soixantaine de départements ont leur Agenda 21. Il y a onze ans, celui du Nord fut l'un des premiers à déployer son plan d'actions. Ces programmes sont une étape essentielle pour dresser le bilan et cadrer les changements. Et ces changements ne concernent pas que les collèges !
"La diffusion de la démarche HQE (haute qualité environnementale) appliquée aux bâtiments des collèges est un réel progrès mais d'autres actions sont moins visibles mais tout aussi importantes", relève Patrick Kanner. Par exemple dans la restauration (action Assiette durable, dans le département du Nord), la mise en place de filières de circuits courts (dans le Gard ou les Pays de la Loire), le soutien à l'agriculture biologique, les inventaires de la biodiversité (Seine-et-Marne), la protection des espaces naturels sensibles (les départements gèrent les grands parcs et poumons verts) mais aussi la promotion du covoiturage et l'entretien-rénovation des routes départementales (démarche route durable engagée dans 44 départements dont l'Aude, le Loir-et-Cher ou l'Isère).
"Les départements ont beau être de vieilles collectivités issues de la Révolution française, ils savent innover et sont un relais essentiel des politiques de développement durable. La cohésion sociale et les actions de solidarité restent bien sûr notre cœur de métier. Mais ces missions doivent elles-mêmes s'inscrire dans une démarche de développement durable", conclut Patrick Kanner.

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